ÉLECTRO-MÉTALLURGIE LA GALVANOPLASTIE
lant ; s'il était trop fort, le dépôt deviendrait noirâtre et irrégulier. Il suffit d'une heure ou deux pour obtenir une couche d'épaisseur suffisante pour être polie. Les pièces lavées et séchées dans de la sciure chaude doivent être frottées avec du drap mouillé enduit de poudre à polir ; elles sont ensuite lavées de nouveau et séchées avec soin.
Argenture. — Il y a de nombreuses formules de bains d'argent. La plus simple est la suivante :
Eau distillée 4 litres
Cyanure d'argent 1 5o grammes
Cyanure de potassium 200 —
Les cyanures d'argent et de potassium spécialement préparés pour l'argenture se trouvent dans le commerce.
On suspend les objets à argenter au pôle négatif de la pile; au pôle positif on accroche une feuille d'argent vierge constituant l'anode. Les fils de suspension doivent être en fer ou en plomb.
Pour réussir l'opération, il est bon de ne pas employer un courant trop intense. D'une manière générale, le nombre des éléments de la pile doit être proportionné à la surface des objets à argenter. Les éléments Daniell ou Callaud sont préférables à tous les autres en raison de leur constance. Un courant intense ou variable donne un dépôt noir ou pulvérulent. Quand cet accident se produit, ce qui se voit facilement sans retirer les objets du bain, il suffit de diminuer le nombre des éléments. Huit à dix heures suffisent pour obtenir un bon résultat. L'opération terminée, on doit détacher les fils de la pile et ne retirer les objets
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du bail] que quelques instants plus tard, afin de permettre j certains produits, qui se déposent à leur surface et oltèren leur nuance, de se dissoudre. Les objets, ayant été rincé à l'eau bouillante, sont séchés dans de la sciure chaude polis à la brique et au tripoli. puis lavés de nonreao ; l'eau de savon.
Dorure. — La dorure se pratique de la même manier que l'argenture. Elle s^effectue à chaud ou â froid.
Voici la formule la plus simple pour le bain de dorure : froid :
Eau distillée bouillante i litre
Prussiate jaune de potasse 20 grammes
Carbonate de potasse 1 5 —
Sel ammoniac 4 —
La solution ayant été refroidie et filtrée, on y ajouta I gramme 1/2 de chlorure d'or dissous dans une petit quantité d'eau.
Comme anode on suspend une feuille d*or au pôle posi tif de la pile. Les fils de suspension de l'anode et des objet à dorer doivent être en platine, métal qui n'est pas attaqua par le bain.
Pour obtenir un bon résultat, il est préférable de procède; avec lenteur. Si les objets prennent une couleur jaune l'opération marche bien ; mais s'ils deviennent rouges 01 s'ils noircissent, c'est que le courant est trop intense, il fau diminuer la pile. Enfin les objets doivent être souven retournés dans le bain, afin que la pellicule d'or qui s( dépose à leur surface soit égale en tous les points.
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Pour la dorure à chaud on emploie la disposition indiquée dans la fig. 2o3. Le bain est composé comme il suit :
Eau distillée i litre
Chlorure d'or 2 grammes
Cyanure de potassium i —
Bisulfite de soude i
Phosphate de soude cristallisé 60 —
On partage l'eau en trois portions : dans la première portion, de 70 centilitres, on fait dissoudre le phosphate de soude, dans la seconde, de i5 centilitres, le chlorure d'or et dans la troisième le bisulfite. On mélange les deux premières solutions lentement et on ajoute la troisième ensuite. Ce bain est mis dans un vase allant au feu, comme le représente la fig. 2o3, et l'on chauffe à 60° ou 8o<*.
Dans la dorure à chaud, on peut se dispenser de l'anode soluble en or et la remplacer par une lame de platine qui ne se dissout pas ; elle sert simplement de conducteur du courant; mais dans ce cas, il faut entretenir le bain en y ajoutant du chlorure d'or en proportion convenable.
L'opération à chaud est beaucoup plus rapide qu'à froid et la dorure est plus solide. Quelques minutes suffisent pour obtenir un bon résultat ; il faut remuer constam^ ment les objets pour que la couche d'or ait une épaisseur égale sur toute leur surface.
Enfin, il faut remarquer que le fer, la fonte, l'acier, pour être dorés à froid, doivent avoir été préalablement cuivrés ou nickelés ; sans cette précaution, que n'exige pas la dorure à chaud, le dépôt d'or n'aurait pas -d'adhérence.
Pour réussir en galvanoplastie, l'opérateur doit observer dans la pratique de cet art non seulement toutes -les pré-
cautions prescrites, mais encore toutes celles que l'expérience ne tardera pas à lui indiquer.
En dehors des recommandations qui se rapportent à la conduite des opérations, on ne saurait trop insister sur ce point que les produits employés dans la préparation des bains sont des substances pour la plupart dangereuses. Les cyanures, notamment, sont des poisons violents qu'on ne' <Ioit manipuler qu'avec une extrême circonspection.
Dans la galvanoplastie, pratiquée industriellement sur mne grande échelle, l'emploi des piles est à peu près abandonné. Les petites installations* accessoires d'une autre industrie, et les amateurs seuls continuent à s'en servir. Dans certains cas, on fait usage de piles thermo-électriques, qui, en raison de la constance et de la facilité de réglage de leur courant, donnent d'excellents résultats. Aujourd'hui des machines dynamo-électriques, construites spécialement pour les usages galvanoplastiques, permettent de déposer en peu de temps des quantités notables de métal. Ces machines sont en outre appliquées à Textraction de divers métaux de leurs minerais. On les emploie surtout pour l'affinage du cuivre qui est l'une des opérarions les plus importantes de l'électro-métallurgie.
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