‹ L'électricité, notions et applications usuellesChapitre 34 sur 62 · ÉLECTRO-MÉTALLURGIE LA GALVANOPLASTIE · texte numérisé non relu

ÉLECTRO-MÉTALLURGIE LA GALVANOPLASTIE

fig. 199. Il se compose d'un vase cylindrique en verre V, au centre duquel se trouve un second vase V, en terre poreuse non vernie, semblable à ceux qu'on emploie dans les piles Bunsen ou Leclanché. Aurdessus du vase en verre V est disposée une tringle circulaire A, supportée par deux tringles droites qui reposent sur un manchon de zinc plongeant dans le vase poreux. Celui-ci contient de l'eau acidulée au dixième d'acide sulfurique ; dans le vase en verre est une dissolution concentrée de sulfate de cuivre. La tringle circulaire sert à suspendre par un fil de cuivre les moules M ou les objets à recouvrir ; elle est en communication électrique avec le manchon de zinc Z du vase poreux par l'intermédiaire des tringles droites SS qui la supportent.

Les moules ou les objets, préparés comme il a été dit, ayant été suspendus à cette tringle et plongés dans la dissolution de sulfate, l'appareil fonctionne. Aucune pile, aucun générateur d'électricité n'est nécessaire ; l'appareil lui-même produit le courant qui décompose le sulfate de cuivre. L'action chimique qui a lieu dans l'appareil est la suivante :

iZinc 1 l ... Oxyde de zinc \

(Oxygène..) J Sulfate de zinc. — Reste

Eau i l j- , • . ,

(Hydrogène....... ? «" dissolution dans le

; \ vase poreux.

Acide sulfurique i f /

Dissolution ' Acide sulfurique ) \ ^"

\ (^ Oxygène '

de ^ Oxyde de cuivre ) ^

sulfate \ y Cuivre — Se dépose sur

la cathode.

On voit que, dans cette action assez complexe, l'acide sulfurique, tant du vase poreux que de la dissolution de

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sulfate de cuivre, se porte sur le*zinc pour former du sulfate de zinc, qui reste dissous dans l'eau du vase poreux, ce qui exige un renouvellement assez fréquent de l'eau acidulée, car celle-ci, transformée en dissolution de sulfate de zinc, deviendrait nuisible au bon fonctionnement du système. D'autre part, le sulfate de cuivre de la dissolution étant décomposé, le bain s'appauvrit rapidement et doit être entretenu autrement que par un emprunt de métal à l'anode, qui est ici en zinc et non en cuivre. Uappareil simple est donc, en réalité, plus compliqué que Vappareil composé^ décrit plus loin et qui est l'application exacte du principe énoncé ci-dessus.

Dans Tappareil simple, le courant s'établit à travers le vase poreux et les liquides ; il marche du zinc vers les objets ou les moules et transporte sur ceux-ci le cuivre, s'y déposant en une couche d'abord extrêmement mince, qui s'épaissit si Ton prolonge l'opération.

Sur les moules préparés pour la reproduction, cette couche n'adhère pas ; on la détache quand on la juge suffisamment épaisse et résistante. Quant aux objets métallisés sur toute leur surface, ils se trouvent complètement recouverts par la couche métallique; le contact intime de la matière de l'objet avec la couche assure à celle-ci la solidité désirable.

Quand il s'agit de plusieurs pièces ou de pièces présentant une grande surface, l'appareil à employer doit être plus grand. C'est ordinairement une caisse rectangulaire en grès verni (fig. 200) ou en bois, garnie intérieurement de gutta-percha, afin de la rendre imperméable et inattaquable par le bain. On y place deux ou un plus grand nombre de vases poreux VV, contenant les manchons de zinc ; ceux-ci sont rattachés à la tringle Z ; les moules sont suspendus

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aux tringles TT', Toutes ces tringles viennent s'appuyer sur les bords de la caisse garnis de chaque côté de bandes métalliques LL', qui les mènent en communication électrique,

La cuve à galvanoplastie que représente la fig. 201 est en bois.

Une rangée de vases pDn.-ux, contenant les zincs Z et l'eau acidulée occupe le milieu de la caisse dans le sens de la longueur. De chaque côté deux tringles de suspension P, P', permettent d'opérer sur de nombreux objets à la fois. La disposition indiquée pour l'appareil précédent est d'ailleurs exactement reproduite; les deux tringles latérales communiquent avec celle du milieu N N' à laquelle sont reliés les zincs par des pinces ii vis C.

S'il s'agit d'objets volumineux à recouvrir sur toute leur surface, tel qu'un buste, par exemple, la cuve doit être cir- [■culaire et garnie, sur tout son pourtour, de vases poreux. R" L'objet à recouvrir du dépôt métallique est placé au centre l' de la cuve et par suite à égale distance de chacun des vases f poreux.

Ainsi qu'il a été dit déjà, au fur et 'a. mesure que le sul-

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centration du bain, tandis que l'autre, ia cathode, sert àj recueillir la couche métallique déposée.

Lafig 2 2 p pp mpo ce st la caisse J

co nan b a ou u a a p qu peut scrvirij éga m n p u u p & lide de 1

p e E e a ng à aqu 1 u p nd a plaque da

cuivre servant d'anode, E' la cathode, c'est-à-dire le moulffl ou la pièce à recouvrir. En E vient s'attacher le pôl^ positif de la pile, en E' le pôle négatif.

Le courant, entrant en E, vient à l'anode, traverse 1 dissolution qu'il décompose en transportant le métal i la cathode et revient à la pile en E'.

Nettoyage et préparation des épreuves. — Quand! la couche de cuivre est jugée suffisamment épaisse, on retire f le mouie du bain et on en détache l'épreuve. Cette opé-j ration est plus ou moins facile, suivant que le moule a êté'M

plus ou moins bien preparJ. On doit, dans 1 apporter les pins grandes précautions pour n'altérer ni ] moule ni l'épreuve. On nettoie celle-ci en la frottant av^ one brosse imbibée d'alcool ou de benzine; si les déiaifij ''4u relief ne sont pas trop délicats, on la fait bouilli 'dans dix parties d'eau additionnées d'une partie de potassd .«enfin on la frotte avec du blanc d'Espagne délayé daiM ide l'eau et on la rince à l'eau claire. On peut ensuite donne]! k l'épreuve, au moyen de procédés particuliers, les diverse^ teintes du bronze, suivant la préférence de l'opérs bronzage se pratique surtout pour les statuettes, les bust^ et autres objets entiers.

Les épreuves galvanoplasiiques de médailles , de bas-" reliefs et autres objets en surface se consolident en coulant du plâtre à modeler ou toute autre matière plastique sur le :ïevers. Elles sont ensuite montées sur bois ou encadrées suivant le goût de chaque amateur.

Électrotypie. — La reproduction par la galvanoplastù des clichés d'imprimerie, des gravures et planches relief, prend le nom particulier d'eVeciro^j'ie.

Quand il s'agit de reproduire par la galvanoplastie des. clichés typographiques, des planches gravées, etc.. [reproductions que l'on désigne ordinairement sous le nom d( galvanos], il n'est pas nécessaire que la couche de méti soit épaisse, quelques dixièmes de millimètre suffisent On coule ensuite sur le revers une couche de plomb ■on cloue le tout sur un bloc de bois qui donne la solidi et l'épaisseur convenable au cliché pour qu'il puisse êtj employé par l'imprimeur.

La galvanoplastie reproduit les détails des objets. ilus dé licats, avec une fidélité si parfaite, si mj

itiftfl

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leuse, que l'artiste lui-même hésite à reconnaître l'original de la copie, La plupart des figures insérées dans ce volume ont d'abord été gravées sur bois, puis on en a pris des empreintes en creux à la gmia-percha. Sur ces moules, on a obtenu des reliefs ou galvanos qui ont servi à l'impression. Cette impression est aussi nette, aussi exacte que si elle eût été faîte au moyen des planches originales gravées sur bois. Celles-ci eussent été promptement mises hors de service par une impression directe ; il eût fallu bientôt les graver à nouveau, travail considérable et coûteux. On voit donc tout l'avantage que présente, au point de vue économique, la reproduction galvanoplastique des clichés et gravures, car on peut en prendre de nouvelles copies métalliques pour ainsi dire indéfiniment.

Cuivrage. — Le cuivrage s'applique à une quantité d'objets, mais ne peut s'obtenir que sur certains métaux au moyen du bain de sulfate de cuivre, tel qu'il est employé pour les reproductions galvanoplastiques. Le fer, la fonte et l'acier, notamment, sont facilement attaqués par le sulfate ordinaire; ils s'oxydent en même temps qu'ils se recouvrent de cuivre ; il n'y a, par suite, qu'une adhérence faible ou nulle entre la couche déposée et le métal sousjacent. 11 est donc nécessaire de faire usage de bains particuliers, dits bains de sels doubles. Le plus facile à préparer de ces bains est le suivant :

Acétate de cuivre

Carbonate de soude..,..

Bisulfite de soude

Cyanure de potassium...

On ddlaie l'acétate de cuivre dans un peu d'eau, ■ manière à en faire une pâte; on y ajoute le carbonate de soude et la quantité d'eau nécessaire pour le dissoudre; ensuite on ajoute encore une nouvelle quantité d'eau et le bisulfite de soude; enfin, le cyanure de potassium étant dissous dans le restant de l'eau, on mélange le tout et le liquide incolore obtenu constitue le bain de cuivrage.

On opère il l'aide de l'appareil composé. A l'anode, on attache une plaque de cuivre et à la cathode les objets à cuivrer. Le courant à employer doit être d'une intensité moyenne, dont la pratique permet de déterminer prompieûient le degré exact.

Nickelage. — Le nickelage, très usité aujourd'hui pour donner à beaucoup d'objets métalliques l'apparence de l'argent, a, en outre, l'avantage de ne se ternir que difficilement. C'est une opération relativement facile, dont la réussite est, en général, plus certaine que celle des opérations analogues s'appliquanl à d'autres métaux.

Composition du bain :

Eau distillée

Sulfate double de nickel et d'^ niaque

La dissolution du sulfate dans l'eau s'opère h chaud et l'on âltre après refroidissement.

L'anode est formée d'une plaque de nickel. Le courant peut varier d'intensité dans des limites assez e'îendues* toutefois il faut le maintenir à une intensité régulière car. s'il devenait trop faible, le dépôt serait terne et peu brit

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