ÉCLAIRAGE ÉLKCTRIQTJE LES LAMPES A ARC
consumée,, on en introduit une autre dans Je circuit en tournant le commutateur à la main. Celui-ci est placé dans un endroit convenable et cinq conducteurs viennent y aboutir quand le chandelier comporte quatre bougies. Quatre de ces conducteurs sont relies aux bornes d'entrée du courant placées sous le chandelier; le cinquième sert de fil de retour.
Avec un appareil de ce genre, une surveillance attentive est indispensable pour éviter toute interruption de ► lumière. Pour supprimer cet inconvénient, plusieurs sys- 'tèmes ont été imaginés. Le meilleur paraît être celui de M- Bobenrieth.
Le chandelier Bobenrieth (fig. 226} se compose, comme
le chandelier ordinaire, d'un certain nombre de pinces en cuivre portées par un plateau P en matière isolante. Les branches extérieures e des pinces sont réunies entre elles par un cercle métallique m qui communique par la borne B avec l'un des fils du circuit. Les branches intérieures I sont fixées séparément au plateau P en matière isolante. Au milieu de celui-ci est une rondelle en cuivre c reliée au second fil du circuit par la borne B'; de cette rondelle partent des ressorts plats r qui peuvent être mis en communication avec les branches intérieures i par de petits anneaux en plomb a. Cette communication ainsi établie et chaque pince étant garnie d'une bougie, le courant se fraye un passage à travers celle dont l'amorce présente la moindre résistance ; il se produit alors un arc voltaïquc, meilleur conducteur que les amorces, et le courant continue à passer par la bougie allumée. Lorsqu'elle arrive à sa fin, la chaleur de l'arc fait fondre l'anneau en plomb a; le ressort s'écarte ; le courant interrompu passe par une autre bougie et ainsi de suite jusqu'à ce qu'elles soient toutes brûlées.