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LES PILES SECONDAIRES OU ACCUMULATEURS

cessé, ces deux gaz, e'iéments constitutifs de l'eau, se recombinent en donnant lieu à un courant de décharge secondaire, inverse de celui e]ui avait produit la décomposition.

C'est un phénomène analogue qui est utilisé pour accumuler l'électricité des piles ordinaires. Celles-ci sont appelées piles jprimair es, par opposition aux appareils accumulateurs, qui ont reçu le nom de piles secondaires.

Dans les piles secondaires les électrodes ne sont plus en platine, métal inoxydable, comme dans le voltamètre, mais ordinairement en plomb. Deux lames de ce dernier métal, plongeant dans l'eau acidulée, constituent l'élément secondaire le plus simple.

Si Ton relie chacune de ces lames à l'un des pôles d'une pile primaire, la lame négative, dont la couleur était d'abord celle du plomb terni au contact de l'air, s'éclaircit et reprend en partie son éclat métallique, puis elle se recouvre d'hydrogène qui se dégage. En même temps la plaque positive s'assombrit davantage, une couche de peroxyde de plomb s'étend sur toute sa surface. Le peroxyde insoluble reste attaché à la plaque et, quand celle-ci en est entièrement recouverte, l'oxygène commence à se dégager. A ce moment l'action chimique cesse, l'élément ne fonctionne plus que comme un voltamètre ordinaire, on dit qu'il est chargé.

Si l'on détache alors la pile et que l'on mette les lames de plomb en communication, par l'intermédiaire d'un galvanomètre, on constate un courant de sens opposé à celui de la pile primaire. C'est le courant de décharge. En même temps, on voit la plaque négative perdre progressivement son éclat métallique pour reprendre sa couleur première, tandis que la plaque positive, au contraire, s'éclaircit,

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iiKiiv vinN».i\c toutctois une teinte plus sombre qu'aupa-

l)w'U\ .iw lions chimiques successives et inverses se sont .ioiK produites dans l'élément. Pendant la charge il y a ^u rcducii<ni a l'ctai de métal pur de la surface de l'élecirodc nct»iiiivc cl peroxydation de la plaque positive; pen- ,iani la décharge, au contraire, l'électrode négative a repris N. Ml premier eiai ei la couche de peroxyde de la plaque [nsiiix^ a vU ramenée en grande partie à l'état métallique.

Tel .ju'il vient dV-ire décrit, Télément secondaire ne /«Hine qu'un courant de faible durée et de peu de puis- -.MK e. 1 1 a eié modifié de telle sorte que, pendant la charge, la pile primaire, pour produire l'oxydation et la réduction vies plaques, doit lui fournir une grande quantité d'éner- :'i^- qu'il resiiiue ensuite en grande partie parla décharge; jn ou ire, leiat chimique des plaques persiste après la charge, .e qui permet de n'utiliser la décharge qu'au moment opportun. Dans ces conditions, l'élément secondaire est un véritable magasin d'énergie électrique et a pu recevoir vie son inventeur, M. Planté, le nom caractéristique d'ac- 'imniUilcu/-.

Accumulateur Planté. — La lig. 265 représente le viétaiJ Je la construction d'un accumulateur Planté.

Deux grandes feuilles de plomb, séparées par des bandes vie caoutchouc, sont enroulées l'une sur l'autre de manière a ne pas se loucher. Ces feuilles sont mises dans un vase en verre rempli d'eau acidulée au dixième de son poids vi'acide sulfuriquc. Ce vase est fermé par un bouchon percé d'un trou pour réchappemeni des gaz ci muni de deux hornes communiquant avec les lames.

L'accumulateur neuf donne déjà des résultats, mais il

LES ]'II,ES SKCONDAIHES OV ACr.LMlJLATEUR.S HBg

J ji'arrive à produire son maximum d'effei que quand les

f lames sont profondément oxydées.

Pour amenerles lames à cet état, il laui charger et décharger l'accumulateur un grand nombre de fois, en reliant chaque lame alternativement aux pôles positif et négatîl

de la pile primaire. On obtient ainsi une égaie oxydation des deux lames qui, après la décharge et tout en reprenaat leur état métallique primitif, conservent une contexture poreuse qui leur permet d'absorber une somme d'e'nergie l'iectrique considérable. Celte préparation, qui peut durer plusieurs mois, s'appelle le Jaçonnage ou l^/ormaiion de l'accumulateur.

Ce qui vient d'être dit s'applique particulièrement à I l'accumulateur Planté dont la fig. 266 montre l'aspect exté-

Divers genres d'accumulateurs. — La lenteur de la

, formation des accumulateurs, tels que celui qui vient d'être [décrit, a conduit à chercher d'autres dispositions ei des

ou d'éviter efiP

prucc'dés diff^rtnts, permettant d'atténuer inconvénient. Plusieurs inventeurs y sont parvenus.

Les uns ont moditîé le procédé Planté en donnant aux lames de plomb une plus griindc surface et en changeant

. bains de formation, de manière à obte-

nage plus rapide; d'autres ont substitué aux

peroxyde de plomb et plomb réduit spi

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