MOTEURS ÉLECTRIQUES
d'abaisser le levier entre les équerres A' B' pour marcher an avant, et de le placer entre les e'querrcs postérieures pour marcher en arrière.
Enfin, les bateaux électriques de M. Trouvé sont munis d'un signal avertisseur fonctionnant e'galement par l'cleciriciié. C'est la sirène électrique.
Cet appareil (fig. 296) se compose d'un électro-moteur
de ventilation h quatre ailes perpendiculaires, entrainaiii dans son mouvement de rotation un disque mobile percé de trous suivant une inclinaison de 20 à 3o degrés et monté sur le même axe que lui; un disque fisc, dont les ouvertures sont praiiquées en sens opposé, est placé vers le fond du pavillon de la sirène, à laquelle le courant est amené par deux conducteurs souples.
Le son produit par la sirène électrique débute par une
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l'jélectricité
vibration rauque qui, passant rapidement par toutes les notes de la gamme, atteint et se maintient à ane note aiguë, stridente et très forte, qu^il est impossible, de confondre avec les autres signaux en usage.
La vitesse de ces embarcations peut atteindre 1 5 kilomètres à l'heure.
Transport électrique de l'éneririe. — D'après ce qui vient d'être dit des moteurs et du principe de la réversibilité des machines, il est facile de comprendre que l'on peut transporter à distance l'énergie mécanique au moyen de l'électricité.
En effet, l'énergie mécanique se transforme en électricité par le mouvement de rotation imprimé à Farmature d'une dynamo, et l'électricité, à son tour, se transforme en énergie mécanique en faisant tourner l'armature d'un moteur ou d'une autre dynamo faisant l'office de moteur. Par suite, deux machines dynamos réunies en circuit par un conducteur métallique et placées à distance l'une de l'autre constituent un système de transport d'énergie. Dans ce système le courant électrique produit par l'une des machines suit le conducteur et traverse l'autre machine, qu'il fait tourner.
Dans une installation de ce genre, la distance entre les deux machines est limitée par la puissance conductrice du fil qui les relie. Le pouvoir conducteur du fil consistant dans son diamètre et dans la nature du métal dont il est formé, ne peut être augmenté indéfiniment ; d'autre part, en circulant dans le conducteur, le courant accomplit un travail qui occasionne une perte d'énergie. Ce travail augmente avec la résistance à vaincre et la perte est d'autant plus considérable que le conducteur est plus long. Il s'ensuit que, même dans les meilleures conditions, le sys-
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e d'être avantageux au delà de certaines distances, n offrirait cependant des avantages si la machine ge'nératrice du courant était actionnée par une force naturelle hon dispendieuse, telle qu'une chute d'eau, permettant de négliger la perte subie dans le transport.
Dans les centres manufacturiers, la principale source d'e'nergie mécanique employée est la houille. Ordinairemcni ks mines de houille sont éloignées des localités où 'on emploie ce combustible et les frais de transport entrent pour une grande part dans son prix. Il se pourrait donc qu'il y eût économie à brûler le charbon sur le lieu même , de sa production en lui faisant actionner des machines | dynamos qui, reliées par des fils conducteurs aux moteurs, mettraient en mouvement l'outillage des usines situées à I distance. La solution de celte question, qui renferme peut-
e un grand avenir industriel, dépendrait donc entièrent du prix de revient de l'énergie ainsi produite et iransponce, comparé à celui de la houille rendue au lieu de J consommation.
Le transport de l'énergie est aujourd'hui l'objet d'études I persévérantes, et il oe serait pas impossible que, bientôt, ■Jjeaucoup de machines à vapeur fussent remplacées par des 1 moteurs électriques.
On s'est borné jusqu'ici, dans les manufactures l'énergie électrique est utilisée, à produire l'électricité sur , un point de l'usine et à la distribuer dans les divers atelie de l'établissement où fonctionnent des moteurs.
Cependant quelques emplois de l'électricité peuvent être, jusqu'à un certain point, considérés comme des applications du transport de l'énergie.
Dans la télégraphie un courant, partant d'une source quelconque, parcourt la ligne et fait fonctionner les açpa-
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rcils récepteurs qui sont un genre particulier de moteurs clcctro-magnétiques ; dans la téléphonie, la voix agissant comme force motrice détermine la production de courants qui parcourent la ligne et font agir le téléphone récepteur, autre genre de moteur électro-magnétique dont les mouvements reproduisent les sons émis devant l'appareil de départ.
• Il en est encore de même dans l'éclairage électrique : le courant produit par les machines dynamos parcourt des rils métalliques et va produire, à plusieurs kilomètres de distance, des effets lumineux qui sont une transformation de Tcnergic.