CONDENSATEURS ÉLECTRO-STATIQUES
lion de se produire. Il en est de même des effets d'iaduc-
lion qui se manifestent entre les corps conducteurs : ils s'exercent k travers les corps isolants, ainsi qu'on le constate k l'aide de l'appareil repre'senté fig. 38, qui permet de rendre apparents les phénomènes d'influence.
Cet appareil se compose d'un cylindre vertical d'inguence k, auxquels sont adaptés trois pendules n r m, et d'une sphère métallique p, séparés par une plaque de verre o. Ces trois parties sont fixées à des tige» iiolantc» qui peuvent glisser à volonté et être maintenues duns un*
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position déterminée, par des vis de serrage/'g'/i, sur un
support vertical c d.
Si l'on communique une cliarge positive à la sphère j7, 4e cylindre k s'élecirise par influence malgré l'inierposiiion de la lame de verre, ce que l'on constate par la divergence des pendules supérieur et inférieur n m. La partie inférieure est chargée d'électricité négative et la partie supérieure d'électricité positive ; on le reconnaît en présentant aux pendules un bâton de verre ou d'ébonite frotté.
Condenaateor. — Soient deux lames de métal A et B,
séparées par une plaque de verre C [fig. Bg). La lame A
communique avec le sol et la
, lame B est en relation avec
^u^e machine électrique. Dès que celle-ci sera mise en activité, la lame B prendra d'a- M bord une charge positive qui,
par influence à travers la plaque de verre, repoussera dans le sol l'électricité positive et attirera l'électricité négative ^^ de A. Si, à ce moment, on W^^ relie à la même machine une iroisième lame métallique, """' indépendante des deux pre-
mières, elle prendra également et immédiatement une charge positive maximum, qu'elle ne dépassera pas, tandis qu'au contraire la lame B continuera à absorber l'électricité fournie par la machine et ce n'est qu'après un certain temps qu'elle arrivera à atteindre son maximum de charge.
Fig. 3g.
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La capacité d'un conducteur chargé se trouve donc considérablement augmentée quand il est mis en présence d'un autre conducteur qui prend par influence une charge contraire. Ce phénomène, qui a reçu le nom de condensation, est dû aux actions attractives et inductrices réciproques des électricités de nom contraire. Il s'explique comme il ^uit :
La charge positive de B, fournie tout d'abord par la machine, attire vers elle sur la face interne de A, en contact avec le verre, une charge presque égale à elle-même d'électricité négative. Celle-ci agissant à son tour sur l'électricité positive, la fixe et la retient sur la face interne de B. Ces deux quantités à peu près égales d'électricité de nom contraire se neutralisent réciproquement ; elles cessent d'être libres ; leur tension extérieure devient complètement nulle ; on dit alors qu'elles sont dissimulées. La machine continuant à fournir de nouvelles quantités d'électricité positive, les mêmes actions mutuelles continuent à se produire de B en A et de A en B. La charge devient d'autant plus forte et mieux dissimulée que les surfaces métalliques en contact avec le verre sont plus grandes et que l'épaisseur de celui-ci est plus faible.
Le maximum que peut atteindre la charge du condensateur est limité par deux causes. La première est la tension de l'électricité qui reste libre sur la lame B reliée à la machine, car la lame B n'attire sur la lame A qu'une charge un peu moindre que la sienne et cet excès de la charge de B sur la charge de A allant en croissant, il arrive un moment où la tension de B égale celle de la machine. La seconde cause résulte de la tendance qu'ont les deux charges accumulées à se réunir, action qui finit par l'emporter -sur la résistance du verre. Celui-ci pourrait alors
être brise ci livrer passage aux charges contraires ne trouvaient une autre voie.
Dans le dispositif représenté fig. 3g, les detjx lai talliques sont simplement deux feuilles d'étain collé» un carreau de vitre. Pour démontrer le phénomène dcondensation on se sert d'un appareil à l'aide duquel actions qui viennent d'être décrites sont mises en i dence. C'est le condensateur à plateaux ou condem d'.-Epinus [x].
Il se compose [fig. 40) d'une lame de verre posée sur une tige fixe entre deux plateaux de laiio^
Km. 40. — Condcnsilcut d'BpEnua.
C, montés verticalement sur des supports isolants ea que l'on peut rapprocher ou écarter àvolonté à l'aide M crémaillère. Les plateaux sont munis chacun d'un él troscope. Comme le montre la figure, ces élcctrosco sont de petits pendules à moelle de sureau. L'appareS monté sur un socle en bois. Quand on veut charger l*j
([) Physicien r
, né à Rostock en lya^, mort en i8ei.