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CONDENSATEURS ÉLECTRO-STATIQUES

reil, on rapproche les plateaux du verre. A est mis en communication avec la machine et C avec le sol.

Le condensateur étant chargé, si Ton supprime les communications avec, la machine et avec le sol, sans écarter les plateaux, le pendule de Télectroscope de A diverge seul, car une partie de la charge positive du plateau A n*a pu être neutralisée ; mais si Ton éloigne les plateaux de la plaque de verre, les deux pendules divergent fortement : les deux charges cessent d'être dissimulées.

En laissant les plateaux au contact du verre, on peut décharger le condensateur en approchant successivement le doigt des deux plateaux. A chaque approche du doigt, une étincelle jaillit, le pendule correspondant s'abaisse et le pendule opposé diverge. Les étincelles successives diminuent d'intensité jusqu'à décharge complète. Cette decharge serait instantanée si l'on approchait en même temps iine main de chaque plateau, mais alors l'opérateur ressentirait une commotion très violente.

Pour décharger instantanément le condensateur sans

éprouver cette commotion, on se sert d'un excitateur. On nomme ainsi un arc métallique flexible fig. 41 dont les extrémités sont terminées par des boules. On fait toucher d'abord une boule au plateau en relation avec le sol, puis on approche Tautre boule du second plateau. Une forte étincelle * éclate entre la boule et le plateau; le Fig. 41. — Excitateur. condensateur se trouve déchargé.

Bouteille de Leyde. — La bouteille de Lej^de, ainsi nommée de la ville oîi elle a été inventée par Musschen-

[, lil.ECTBlClTE

^ d'autres'disent par son élève Cunéus, est un condensateur sous une autre forme que celui d'jEpinus, 1 verre ffig. 42} dans le bouchon de laquelle pénètre une tige de cuivre exte'rieurement terminée par un crochet. L'intérieur est rempli de clinquant et l'este'rieur garni d'une feuille d'étain collée sur le fond et sur le pourtour inférieur, jusqu'à une certaine distance du col. Le col et la partie supérieure de la bouteille sont recouverts de vernis à la gomme laque qui ne prend pas l'humidité de l'air et em- Fio. +ï. - Booteiiio de LtjdB. pêche la communication électrique de l'extérieur à l'intérieur de la bouteille. La feuille d'étain forme l'armature extérieure, le clinquant l'armature intérieure.

Des quantités considérables d'électricité peuvent Être accumulées dans cet appareil. On le charge en tenart la bouteille à la main par la partie couverte d'étain, qui se trouve ainsi en relation avec le sol par l'intermédiaire du corps de l'opérateur, et en mettant l'armature intérieure, au moyen du crochet, en communication avec une machine en activité.

Plusieurs bouteilles de Leyde, réunies dans une caisse, forment une batterie (fig. 43). Dans ce cas, toutes les armatures intérieures sont réunies entre elles par des tiges métalliques ; les armatures extérieures sont reliées par l'intermédiaire de la caisse en bois garnie intérieurement

(i) Physicien hollandais, 1

i Lcyàe

COSDENSATEms ÉLECTRO-8TAT1QVËS

l cet effet, d'une feuille d'e'tain mise en communication ^

: le sol à l'aide d'une chaîne conductrice. Quand î iouteilles sont de grandes dimensions, elles prennent le J

^nom de jarres. La puissance de certaines batteries électriques est telle que leur de'chargc peut foudroyer un chepal ou un bœuf et à plus forte raison l' expérimentateur J

. ne prendrait pas toutes les précautions nécessat La première de ces précautions est de toucher d'abord avec ]

ateur l'armature extérieure pour ne pas s'exposer à rcavoir la décharge lorsqu'il s'agit de décharger la batterie..'

VIII — Effets des décharges électriques

Décharge électrique. — Quand la charge d'un corps électrisé atteint une certaine limite, une étincelle éclate entre ce corps et les objets voisins, en traversant l'air interposé. Cette étincelle et le bruit qui l'accompagne prennent le nom de décharge électrique.

Les décharges électriques produisent des effets que l'on peut classer en cinq catégories :

Effets physiologiques,

— lumineux,

— calorifiques,

— mécaniques,

— chimiques.

Divers appareils ont été imaginés et de nombreuses expériences peuvent être faites pour rendre ces effets apparents.

Excitateur simple. — Dans les expériences qui ont pour but de montrer les effets des décharges électriques, on se sert d'instruments appelés excitateurs, dont il existe beaucoup de modèles. Ils servent à diriger et à provoquer les décharges au gré de l'opérateur tout en le garantissant des accidents possibles.

EFFETS DES DÉCHARGES ÉI.ECTBIQVËS

La fig. 44 représente un modèle d'exciiaieur. Il com-^ porte deux branches métalliques a b, terminées par des boules c li et articulées TuneJ sur l'autre en^,- elles sont i nies chacune d'un manche iso-^ lant en verre g, g'.

Excltatear universel. — Lâj

figure 45 représente un excita-Â leur dit universel ou tabl^ '^'''""- d'expérience. Les brancbesy^

et h i. anîculées en O sur les colonnes en verre a b, peuvcnq s'abaisser et se relever à volonté. Les boules g, h peuventl

FiG. 44- — Eicii

l'élcctbicité

r ; il est lise â la hauieur voulue à l'aide d'une Vis serrage S.

EzcltateoF de M. Mascart. — L'exciiaieur universel

FiG. 46. - Eic;u.=.ir Li

de M. Mascart (fig, 46'; répond mieux que le pre'cédeni la diversité des besoins d'un cabinet de physique. Ceti) irument comporte sur chacune de ses branches plusidl bras terminés par des boules. Ces branches sont montj sur des pieds en verre fise's sur une planchette. Des vis Cl permettent de re'gler la longueur des bras et,

suite, la distance entre les boules D D', E E', suivant l'expérience à effectuer. Les tiges mobiles peuvent recevoir chacune des boules, plateaux, pointes, serre-fils, portecharbons et autres accessoires représentés au bas de la figure.

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