RS ES
Rs: |
sion, d'orientation défectueuse, ‘des troubles du cours
de la pensée, de bradypsychie. Mais, le plus souvent,
c'était un aspect égaré, de l’onirisme, de gros troubles mnésiques, parfois une véritable stupeur.
C'est dans les cas où le psychisme était particu-
lièrement inhibé que l'effet thérapeutique a été le plus
rapide et, pourrait-on dire, le plus spectaculaire.
- Martimor ajoute que la plupart des rechutes après
traitement sont beaucoup plus sensibles à l’Electrochoc que les accès traités pour la première fois, et
mois, internée pour état stuporeux avec impulsions violentes. Ce n’est qu'après dix séances qu’une rémission durable fut obtenue. Il y eut quatre rechutes À mais, chaque fois, il a suffi d’une ou deux crises con- | vulsives pour rétablir l’équilibre rompu.
Enfin, il remarque que les améliorations ne consistent pas en général en, une atténuation globale du syndrome psychopathique ; il lui semble que le trai-
di, tement possède une action particulière sur l’élément confusion : « Le psychisme apparaît nettoyé d’une gangue qu'y en gênait le fonctionnement, qui en masquait les contours, mais dont la suppression laisse persister les impressions sous-jacentes ». Il faut donc, non pas réserver ce traitement aux seuls cas de confusion mentale pure, mais l'employer surtout dans les syndromes où dominent les éléments confusion-
précoce qui, selon une conception trop oubliée de
Dans les cas les moins nes, il s'agissait d'obtu-
- site à ce sujet le cas d’une femme enceinte de six
nels, notamment dans ces nombreux cas de démence.
es
“+ nuR ie Po, ; Hu d A LAN S MS æ. v 4 , £ eu USA ITA Ur RE
… , f nr. »
nQ 0 DR ee PRET NME
0 s TU ue. À
Régis, s’apparente à une confusion mentale chro-
nique. He | Nous arrêtons ici ce chapitre, dans lequel nous avons vu rapidement ce qui a été écrit concernant
l’Electro-choc dans la confusion mentale.
Voici maintenant les travaux récents exécutés dans les Services, Femmes et Hommes, du Professeur agrégé Jean Delay, à la Clinique des Maladies mentales et de l’'Encéphale de la Faculté de Médecine de Paris.
rm mammemeemmmgen à co
these mn ve
RON Mic Diet, EL are
it
AÉTERR
nt 5 = in ie ir nds
OP Te, NT
L'action de l'Electro-choc dans le syndrome confusionnel
et ses résultats selon les différentes formes
‘ de confusion mentale.
Nous appuyant sur les observations des malades, hommes ou femmes, atteints de confusion mentale; que le Professeur agrégé Jean Delay a fait traiter dans son Service de la Clinique des Maladies mentales et de l’'Encéphale de la Faculté de Médecine de Paris, nous allons maintenant essayer de dégager les principales caractéristiques de l’action de l’Electro-choc sur les
différents éléments du syndrome confusionnel.
Nous étudierons ensuite les résultats obtenus selon les différentes formes de confusion mentale.
En ce qui concerne le rythme des séances, il ne
semble pas que l'intervalle laissé entre chaque crise influe nettement sur le nombre d’Electro-chocs
nécessaires pour obtenir le ri retour à la normale. La première malade que nous présentons fut traitée à raison de deux séances par semaine. Or, une
amélioration très nette se dessina dès la deuxième
séance et la guérison fut obtenue après le quatrième
Electro-choc. |
Néarimoins, afin de gagner du temps, il est fait maintenant presque systématiquement une séance chaque jour, jusqu’à ce qu’une amélioration très nette se produise. ; |
À vrai dire, il n’y a pas de règle précise et le rythme des séances peut même être bi-quotidien dans certains cas.
Si cette façon de faire ne paraît pas diminuer sensiblement le nombre des Electro-chocs nécessaires à la guérison, elle raccourcit considérablement la durée de la période aiguë de la maladie, ce qui a des con-
séquences pratiques intéressantes :
Inutilité de l'alimentation à la sonde en cas de refus d'aliments. :
Réduction considérable ou même suppression complète des injections de sérum, d’où réduction des risques d'infection tellement à craindre chez un ma-
lade habituëllement gâteux.
En diminuant à quelques jours seulement la période aiguë du syndrome confusionnel, l'Electro-choc, lorsqu'il est appliqué à raison d’une séance chaque jour, rend donc souvent inutile les thérapeutiques classiques destinées à lutter contre le défaut d’alimentation, la déshydratation et l’oligurie.
Enfin, les doses de courant doivent être relativement élevées : voltage et intensité suffisants, temps de passage assez long, car il est de beaucoup préférable
te en
6 Qc tons Che Soc
| À insi par exemple, dans la RUE ee que A nous présentons, il est à remarquer qu’ à la suite des.
4 crises convulsives typiques le résultat a été meilleur
RL
Faux qu’ après les [Electro-absénces. 4
Ld À
ny
Nous étudierons d’abord cette action sur le syn— drome mental, puis sur le syndrome somato-biolo-
ne gr tmp
gique qui lui est presque constamment associé.
fe
A.— Action sur la confusion mentale - proprement dite.
En règle générale, la première manifestation de
l'Electro-choc sur le synärome mental est la disparition de l’insomnie et le retour du sommeil normal sans hypnotique. Chez presque tous les malades que nous avons observés, ce fait a pu être constaté dès. la première ou la deuxième séance, à condition toutefois qu’une crise convulsive typique ait été obtenue.
Cette action snr l'insornie, qui traduit sans aucun doute l’action de l’Electro-choc sur les centres régulateurs de la veille et du sommeil, n'est d’ailleurs pas. spéciale au traitement des états confusionnels et a été maintes fois signalée au cours du traitement de.
Partis Lin ed él. lie sin du
u tre 2 à HAT x ‘ À ROM ar RTE a LPS pitt : HP ATEN NAS
je À SIL AR er,
toutes les psychoses entraînant des perturbations du
rythme hypnique.
Une autre manifestation également très précoce de Paction de l’Electro-choc est l’atténuation où même
la disparition complète de l'agitation, lorsqu'elle existe.
Mais là encore, il ne s’agit que d’une manifestation
| : \ Commune au traitement de toutes les psychoses avec
agitation psychomotrice. |
. Quant à l’action de l’Electro-choc sur la confusion
mentale proprement dite, c’est-à-dire sur l’obnu- bilation de la conscience, qui représente, selon la ‘théorie de Jackson, le fait négatif, ou mieux, le fait
primaire, par opposition à l’onirisme qui n’en serait que l’élément secondaire ou positif, elle est pratiquement constante et presque toujours complète, à condition, là encore, que l'Electro-choc détermine une
Re ROUE crise convulsive typique. L’Electro-choc entraîne, en
règle générale, après un très petit nombre de séances, une guérison apparente totale, comme le montre, par exemple, l'observation suivante :
OBSERVATION No I.
Mme L... Simone, 31 ans,-entre le 26 août 1942.
Confusion mentale stuporeuse avec mutisme, refus partiel d'aliments, anxiété, réaction de fuite, apparue au décours d’un accès de rhumatisme articulaire aigu traité par le salicylate de soude. |
La température est à 35°, l’urée sanguine à 0 gr. 45- Les bruits du cœur sont assourdis, on note une instabilité
at TA C ru NES MP
tensionnelle. L’Electrocardiogramme est normal. À l'orthodiagramme : ventricule droit augmenté de volume.
Les examens biologiques sont négatifs dans le sang et le liquide céphalo-rachidien.
En raison dé l’assourdissement des bruits du cœur et de l’hypertrophie du ventricule droit, la pratique de l'Electro-choc étant encore, à ce moment, toute récente, on traita d’abord cette malade par les thérapeutiques classiques sans aucune amélioration de l’état mental. E
Ce n’est que le 6 novembre 1942, soit deux mois après
son entrée, que cette malade fut soumise à l'Electro-choc.
Dès la première séance, cessation du mutisme, la malade s’alimente volontiers.
La deuxième séance a lieu le 9 novembre. Le lendemain, Mme L... sourit et parle sans contrainte ; elle commence la lecture d’un livre. +4
Le retour complet à la normale se fait après la quatrième séance. \
La malade subit encore 4 autres séances, dites de consolidation, et sort complètement guérie le 7 décembre 1942, soit un mois après le début du traitement, alors que pen-
/ à] progrès.
Depuis sa sortie, cette malade a repris et continue à
mener une vie entièrement normale.
Dans deux cas cependant, il n’a été obtenu qu’une amélioration importante, mais incomplète :