À. 11 " DS
pui-vit, tourne, tourne. Je tournai ue le chemin en al-
mme —
he in tnt et Pl
lant vers la droite, il me semblait entehdre leur pépiement inquiet et pressé me demander : «et nous, faut-il tourner avec toi ? » Je leur fis un signe de la tête en disant :
«oui ». — « Comment ? » interrogèrent-ils ; je leur mon-
trai d'un geste naturel de la main droite et nous avons
fait une ronde ensemble ; les petits oiseaux voletaient autour de moi en sifflotant gaiement, rassurés ; ils pépiaient : oui... Oui... Oui. oui. oui... oui, j'étais heureux et je leur souriais : Ah ! petits oiseaux chéris, chères mésanges légères... » j
Il entend ensuite un bücheron, puis les oiseaux l’aban-
donnent ; il continue seul, Il voit encore marchant devant
Fi)
voix lui dit : « C’est la dernière épreuve ».
Au cours de l’internement actuel, trois * ces accès furent traités par V'Electro-choc : À 4
En septembre 1943 : Sédation immédiate après 2 Electrochocs, mais rechute. ?
En noyembre 1943: Sédation encore immédiate d’un accès après 2 Electro-chocs, mais rechute la semaine suivante.
En avril 1944: Sédation immédiate après 5 Electro- chocs.
La série est cependant poursuivie jusqu'à 7 Electrochocs. |
Dès l'arrêt du traitement, nouvelle rechute. L’ évolution actuelle se fait vers un état schizophrénique.
Bien que le traitement n'ait pas modifié l’évolution d’ensemble de la maladie, son action sur l'élément confusionnel, et spécialement sur l'élément onirique, est absolument incontestable.
Il en va de même de toutes nos autres observations
d'états confuso-oniriques.
Mais, si l'Electro-choc dissipe très rapidement l’ re Pabdition de la conscience et l’état oniroïde qui l'accompagne si fréquemment, la croyance aux faits oniriques peut persister un certain temps.
Ce fait, d'observation courante au cours du traitement des états confuso-oniriques par l’Electro-choc, tient peut-être à la rapidité d’action de celui-ci, qui entraîne un passage presque brutal de l’état de rêve à ce que l’on pourrait appeler l’état de conscience claire, laissant subsister dans celle-ci des souvenirs
oniriques parfois si précis qu'ils conservent pendant
lui un homme vêtu d'un imperméable Cite, Enfin,une
FT * F ‘ 5 4 P VE » an à Lee 7 L É ge” An. + MT ARR OUR FA STE TES ' ) 1 ;
Me un certain temps, pour le malade, l'apparence de la
réalité.