OBSERVATION N° XI
Mar... Henri, 32 ans, entre le 11 juin 1943.
Confusion mentale stuporeuse.
V2 1 ù SALE PAR PR PER RD mm he$ me 6
= à x SEA MT Yi SL'urée sanguine est à0 gr. 93. \.
Température à 3505. : ne On reprend l'Electro- choc, qui a déjà donné de bons æ )
résultats durant un séjour antérieur au Val-de-grâce. RE Le lendemain de la deuxième séance d'Electro-choc, la -e
tethpérature, qui était restée: pis jusque-là, atteignit 37 2 Let S y maintint.
< Cette. observation, qui s'oppose aux précédentes 55 4 par le résultat obtenu, confirme de manière indiscu- 2,2 F L table la réalité de l’action de l'Electro-choc sur les ‘4 2 :. centres régulateurs thermiques. | 4 Rapidilé de l'action de l'Electro-choc. ” De ce qui précède se dégage deux faits : D 1° L'Electro-choc agit sur tous les éléments constitutifs du syndrome confusionnel £ 3 À 290 Il agit très rapidement. is Cette rapidité d’action est dans certains cas tout à fr fait remarquable, comme la met en relief l’'observa- ue tion suivante : LE mL.
OBSERVATION N° XIL JE # :
Mile G..., 31 ans. | | | 14 Etat ‘confusionnel avec prostration, mutisme et opposi- A: tion passagère. ; 00 Une seule séance d’ Electro- cho entraîne le retour com- # ce plet à l’état normal.
Un tel résultat est évidemment exceptionnel, mais k les séries de plus de 10 Electro-chocs sont presque : aussi rares. :
en! Pas d’antécédents psychopathiques connus. | à
248 À FRS RÉSULTATS DE L'ÉLECTRO-CHOC À ré A SELON LES DIFFÉRENTES FORMES DE ! | | 0 CONFUSION MENTALE «57 fs 4
7 HS 3 ‘y à | A AS à Wa Po, Dans ce qui précède, nous avons indiqué quelle - > es était l’action de l'Electro-choc sur les différents élé- S: ments du syndrome confusionnel. $
ÿ Envisageons maintenant les OMC obtenus dans Ÿ & le traitement de la confusion mentale selon les dif- Ù férentes formes cliniques. 1
UE. À 248 Ÿ x h 14 ‘4 LA 19 Confusion mentale simple primitive. |
D 2x J | r# LR x , , . + ‘ | KO Dans les cas où l'obnubilation de la conscience: 4 Ë 7 forme l'essentiel du tableau clinique, l’Electro-choc | entraîne régulièrement et très rapidement une gué- 1 Re, rison complète et définitive, telle l'observation sui- 4! EVE vante : | à 1 C0 “!
40 js OnsERvATION N° XIII. ee ue | res | A | sw £ - : { Nr'e DE M. Tagli.. Laurent, 49 ans, entre le 20 septembre 1944. or! RS Confusion mentale avec éléments oniriques épisodiques. L | |
L'examen physique est négatif, la température normale, l’urée'à 0 gr. 78.
Après une série de quatre Electro-chocs, toute obnubilation et tout onirisme ont disparu. La guérison est com-
plète et définitive.
Le malade sort le 16 novembre 1944.
2° Confusion mentale aiguë azotémique.
C’est dans le traitement de la confusion mentale
aiguë azotémique que l’action de l’Electro-choc prend
toute sa valeur en améliorant considérablement le
pronostic. \
C’est aussi dans ce cas, où tous les éléments du syndrome confusionnel se trouvent réunis, qu’elle se manifeste de la façon la plus nette, ramenant l’urée sanguine et la température à la normale, dissipant l’obnubilation intellectuelle, supprimant l’onirisme et avec lui l’agitation anxieuse, rétablissant le rythme hypnique normal, et rétablissant aussi sans doute bien des métabolismes dont. les perturbations sont souvent difficiles à objectiver chez ces malades opposanis.
L'observation que nous allons maintenant citer montre cette action curative avec une particulière netteté, du fait que l’Electro-choc ne fut appliqué que quatre jours après l’entrée de la malade dans le service. Or, pendant ces quatre jours, malgré le traitement classique, l'état de cette malade empira, évoluant vers un délire aigu que l’Electro-choc fit rétrocéder dès la première séance.
PS URRESE
OBsERVATION N° XIV.
Mile F..., 29 ans, entre le 27 mai 1943. |
Confusion mentale avec alternatives de stupeur et d'agitation.
Très mauvais état général :
La température est à 38°6, le pouls à 112, l’urée à 0 gr. 39.
On note des hémorragies gingivales, des sueurs visqueuses, du subictère conjonctival, des ecchymoses nombreuses. Les yeux sont excavés, la langue rôtie, les lèvres fuligineuses. On trouve des traces d’albumine dans les urines. A
En raison de la gravité de l'état général, on n'ose appliquer d'emblée l'Electro-choc.
On traite donc cette malade par la thérapeutique classique : sérum, tonicardiaques, extrait hépatique, vitamines, etc... “M: PAT +R L
Trois jours après, le 31 mai, l’état s'est manifestement
aggravé : agitation intense, température à 40°, pouls à 120,
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urée à O’gr..99,
Devant cette aggravation, on se décide à utiliser l'Electro-choc, et5 séances sont faites du 1% au 9 juin.
Dès la première séance, on assiste à une baisse de la température, qui reviendra à la normale après la quatrième séance. | Ç
Après la deuxième séance, l’obnubilation est beaucoup
moins profonde. La malade répond à l'appel de son nom,
fait attention à ce qui l’entôure, accepte de boire et de
s’alimenter. l: \ -
SSP A PRATE
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14 Le : - m7 4 | | “
Cette amélioration va s’accentuer au cours des séances suivantes : qu 40 | \ Après la quatrièmeséahce, la température est à 370, l’urée à O gr. 42.
Après la cinquième séance, la guérison est complète, l'urée à 0 ér.-10.
La malade sort le 1° juillet 1943.
Un an et demi après, nouvel accès confusionnel identique au précédent. à La malade rentre le 25 janvier 1945, dans un état confusionnel grave avec agitation intense. Température à 38°, urée sanguine à 0 gr. 88, langue rôtie, lèvres fuligineuses, refus d'aliments, insomnie complète. ; Cette fois, l'Electro- choc est commencé le jour même de l'entrée ; 8 séances sont faites du 5 janvier au 5 février
Après la première séance, la malade est moins agitéceet répond à quelques questions. La température est à 37°7,
l'urée sanguine à 0 gr. 52.
Après la deuxième séance, la malade boit et s’alimente seule, Disparition de l’insomnie : retour du sommeil normal sans hypnotisme.
Après la huitième séance, soit onze jours après son entrée, la malade peut être considérée comme guérie : elle est parfaitement présente et bien orientée, la température est normale et l’urée sanguine à O gr. 15.
Seule subsiste une anémie lacunaire vis-à-vis de la pé-
riode aiguë .
La malade sort guérie le 18 mars 1945.
Cette observation montre nettement l’action d’ensemble de lElectro-choc qui, dans de tels cas, doit
gisle"t.s
2S 57 2 être employéimmédiatement, sans attendre la sédation des signes généraux, et peut donc être considéré comme une véritable thérapeutique d'urgence, trans-
formant le pronostic vital.
30 Confusion mentale périodique.
Ici, une remarque préliminaire s'impose. L’Electrochoc augmente sans aucun doute la fréquence de ces cas de confusion mentale périodique, mais cet accroissement de fréquence n’est souvent qu'une apparence.
En effet, certains cas de confusion mentale, qui jadis auraient progressivement évolué vers la chronicité, entrant alors dans le groupe imprécis des confusions mentales chroniques, voient leur évolution interrompue par l’Electro-choc. Mais cette interruption n’est parfois que temporaire, la confusion réapparaissant dans les semaines ou les mois qui suivent l’arrêt du traitement. La maladie se présente ainsi sous forme d’accès successifs qui lui donnent un aspect de périodicité, périodicité que l’Electro-choc a pour ainsi dire créé de toutes pièces.
Mais il est d’autres cas où l’Electro-choc permet de reconnaître une périodicité vraie, qui, sans lui, serait passée inaperçue. Ainsi, par exemple, l’observation que voici :
OBSERVATION No XV.
Mme L..., 37 ans, entre le 26 décembre 1944.
Confusion mentale avec anxiété, mutisme, gâtisme.
Examens physiques et biologiques négatifs.
Quelques semaines après la naissance de son troisième enfant, cette malade présenta un état confusionnel qui fut rapidement traité et guéri par une courte série d’Electro-chocs.
Mais dans les jours qui précédèrent l'apparition des règles. suivantes, cet état confusionnel réapparut. Dès la fin des règles, il fut de nouveau traité et guéri.par une nouvelle série de 4 Electro-chocs.
Mais une autre rechute se produisit quelques jours avant la nouvelle menstruation, et ainsi de suite.
Chaque fois que l'Electro-choc fut employé pour le traitement de ces accès, les résultats ont été identiques : guérison complète après la troisième ou quatrième
‘séance.
Depuis son troisième accouchement cette malade présente donc des alternatives d’état normal et d'état confusionnel rythmées par les règles.
Or, si comme cela a été fait depuis son entrée dans le service, on suspend l’Electro-choc, on constate que l’état confusionnel ne se dissipe pas spontanément entre les règles. -
Ainsi, sans la convulsivothérapie, il est infiniment probable que cet état confusionnel revêtirait un aspect chronique qui masquerait le rôle que jouent dans son déterminisme les phénomènes glandulaires. En les dissipant très rapidement, l'Électro-choc lui redonne au contraire son véritable aspect périodique qui, sans lui, passerait très certainement inaperçu.
De même l’observation suivante :
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OBsERVATION N°0 XVI
Mme G..., 31 ans, entre le 9 août 1943.
Etat confusionnel post-menstruel avec mutisme et opposition passagère.
Température et urée sanguine normales.
- Traitement : un seul Electro-choc le 12 août 1943. Transformation complète de l’état mental : guérison
apparente qui se maintient jusqu'aux règles suivantes. À ce moment, rechute.
Par la suite, alternatives d'améliorations et de rechutes rythmées par les règles.
Bien qu’on ne puisse parler de guérison définitive en raison des rechutes ultérieures, l’action de l’élec-” tro-choc sur le syndrome confusionnel est là encore absolument incontestable, puisqu'un seul Electrochoc suffit à la faire complètement disparaître.
La malade de l’observation N° VII, que nous avons rapportée à propos de l’action de l’Electro-choc sur l'hyper-azotémie, répond à un cas de confusion mentale périodique plus habituel. Dans ses antécédents, on retrouve, en effet, trois accès confusionnels, tous apparus après un choc émotif, qui nécessitèrent un séjour en maison de santé et durèrent respectivement dix, huit et trois mois. | |
Or, le quatrième et dernier accès fut guéri après une série de trois Electro-chocs.
Dans le cas de confusion mentale périodique, l'ac-
tion de l'Electro-choc sur le syndrome confusionnel
se manifeste donc avec une particulière netteté en
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coupant très rapidement les accès, et en raccourcis-
L sant ainsi considérablement leur durée. Mais l’Elec- “ tro-choc ne semble pas devoir modifier l’évolution 1 générale, qui est liée à des causes certainement très différentes selon les cas et échappant à son action.
4 Action de l’Electro-choc sur la confusion mentale selon les différentes formes étiologiques.
Quelle que soit l’origine du syndrome confusionnel, on peut pratiquement dire que l’action de l’Electrochoc est la même, aboutissant toujours très rapide-