LAS
l’existence de mouvements choréo-athétosiques. Mais si la guérison apparente est presque toujours . obtenue, la stabilité des résultats dépend essentiellement de l’origine du syndrome confusionnel.
: processus toxique ou infectieux lui-même éteint, à une 4 perturbation glandulaire passagère telle que la gros- Le sesse par exemple, à un traumatisme cranien n’ayant ge entraîné qu’une commotion sans lésion cérébrale Fr grave, ou à toute autre cause passagère connue ou | inconnue, le résultat de l’Electro-choc est stable et peut être considéré comme définitif tant que la cause
initiale ne se reproduit pas.
Lorsque la confusion mentale est secondaire à He
C’est ainsi qu’à la Clinique des Maladies mentales et de l’Encéphale, des guérions complètes et qui peuvent être considérées comme définitives ont été
obtenues dans :
10 cas de confusion mentale cliniquement primitive ;
3 cas de confusion mentale post-rhumatismale ;
1 cas de confusion mentale secondaire à une pneumopathie ;
2 cas de confusion mentale post-puerpérale ;
i cas de confusion mentale post-traumatique.
Si, au contraire, la confusion mentale est secon-daire à une cause en quelque sorte permanente, à une lésion organique telle qu’une méningite séreuse par exemple, à une maladie sur l’évolution de laquelle l’Electro-choc est sans action, telle que l’épilepsie ou certains cas de démence précoce, à une perturbation humorable fixe ou se reproduisant à intervalles réguliers, l'amélioration obtenue ne sera que transitoire, le syndrome confusionnel se reproduisant plus ou moins rapidement après l'arrêt du traitement.
C’est ainsi que des guérisons passagères ont été
obtenues dans :
1 Cas d'accès confuso-oniriques symptomatiques d’une démence précoce au début ;
2 cas de confusion mentale menstruelle, le syndrome confusionnel réapparaissant à chaque menstruation ;
il OT ee 2 cas d'accès confusionnels survenant à titre | d’équivalents épileptiques ; 2 cas de confusion mentale liée à l'existence
d’une méningite séreuse vérifiée par l’intervention.
L'action de l’Electro-choc sur les états confusionnels observés au début ou au cours de l’évolution d’une démence précoce a déjà été signalée par différents auteurs (1).
D'autre part, l'observation N° XV estun bel exemple
de l’action de l’Electro-choc sur la confusion men-
tale menstruelle ; de même l’observation N0 XVI.
Nous voulons seulement insister sur l’action de l'Electro-choc sur les états crépusculaires épileptiques et sur les états confusionnels relevant d’une ménin-
gite séreuse. mel
Les états confusionnels ou confuso-oniriques sur— venant chez les épileptiques à titre d’équivalents sont très rarement dissipés par l’Electro-choc ; ce fait a été vérifié à maintes reprises et de la façon la plus nette chez plusieurs malades de la Clinique. Mais il nes agit dans ces cas que d’une guérison transitoire, l'Electro-choc paraissant, comme cela a été signalé par de nombreux auteurs, n ’avoir aucune action ni sur l’épilepsie elle-même, ni sur la fréquence de ses accidents paroxystiques (2).
Plus intéressante est l’action de l’Electro-choc sur
(1) Martimor par exemple, voir p. 27.
2) Voir l’observation de Michaux et Tison, p. 25.
H. Dubois ; 5
les états confusionnels liés à l’existence d’une méningite séreuse. On constate en effet ici, que, malgré la réalité d’une lésion organique permanente, l'Electro-choc dissipe plus ou moins rapidement les différents éléments du syndrome confusionnel. Mais l’'amélioration obtenue n’est que transitoire, des rechutes se produisant dans un délai plus ou moins long après la fin de chaque série d’Electro-chocs. Or, chez deux malades de la. Clinique, ce furent précisément ces rechutes successives qui incitèrent à pratiquer des examens complémentaires, chez l’une, une ventriculographie, chez l’autre, une encéphalographie par voie lombaire.
Ces examens complémentaires permirent de suspecter une méningite séreuse dont une intervention ultérieure vérifia l'existence.
Mais il est intéressant de souligner ici que l’intervention à elle seule n’entraîna aucune amélioration de: l’état mental, qui ne fut réellement transformé que par üne nouvelle série d’Electro-chocs dont l’action se révéla, dès lors, plus complète et plus durable.
[Il nous à paru intéressant de rapporter ici l’étude détaillée de l’observation d’une de ces malades.