‹ L'Électro-Choc dans les États ConfusionnelsChapitre 25 sur 25 · DIN · texte numérisé non relu

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lève le lobe frontal. Il faut faire l’hémostase en coagulant en masse la face profonde de la dure-mère. L’exploration opto-chiasmatique met en évidence l'existence d’une arachnoïdite adhésive optochiasmatique importante, mais surtout un kyste séreux optochiasmatique particulièrement développé dans la partie rétrochiasmatique. Ce kyste séreux opto-chiasmatique contient environ 46 cc. de liquide. Libération de l’arachnoïdite adhésive. Les nerfs optiques sont de taille sensiblement normale et un peu jaunes. Hémostase. Suture complète de la dure-mère.

Remise en place du volet. Fermeture.

Cette intervention n’améliore pas l’état de la malade, | qui reste confuse et présente une excitation extrême avec agressivité, tentant de mordre et de griffer. Le gâtisme est réapparu. L’urée est à 0 gr. 60...

Devant cet état, on reprend l'Electro-choc 17 jours après l'intervention. On obtient dès la première sommation une crise typique avec une intensité du courant très moyenne. L’agitation s'apaise nettement. Le traitement est poursuivi 4 jours consécutifs ; la malade est transformée, bien adaptée, bien orientée, elle demande sa sortie. Il persiste seulement une légère dysmnésie et une certaine difficulté

pour s'exprimer.

| | | | | N È Ainsi il s’agit d’une malade ayant présenté pour la première fois, à 52 ans, un délire aigu azotémique. L'Electro -choc fait rapidement baisser le taux de l'urée ; cependantil ne provoque tout d’abord que des absences. Les troubles psychiques s’améliorent dès que des crises convulsives typiques sont obtenues. Ensuite, en dépit du traitement prolongé par Electro-choc, cette amé-—

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# STE pe ME | Le ; d æ: L : 3 Ce lioration ne persiste pas. La cause de cette résistance

à l'Electro-choc est alors recherchée par des examens complémentaires. Les constatations encéphalogra-, phiques et ventriculographiques incitent à opérer la malade. Après l'intervention, qui montre une arachnoïdite adhésive etun gros kyste séreux optochiasmatique, la reprise de l’Electro- choc entraîne des crises typiques qui, en quelques séances, transforment l’état PSYchique.

Il est à penser que l’intervention a amené des modi-

fications telles que l'Electro-choc, difficile et d’effica-

cité passagère au début, est devenu maintenant plus facile et son effet plus durable.

%e +, < } 3 CONCLUSION Fr è :

EX * 4 r ’ | CR L'étude des observations de la Clinique des Mala- . dies mentales et de l’Encéphale dela Faculté de Méde- RE. cine de Paris, aimablement mises à notre disposition,

permet d’affirmer que l’Electro-choc a une action indéniable sur tous les éléments constitutifs du syn-

A drome confusionnel et que cette action est extrème-

> f ment rapide. )

à ÿ Disparition de l’insomnie et retour du sommeil nor-

* __ malsans hÿpnotique, ceci dès la première ou deuxième 0 séance, à condition toutefois d avoir obtenu une crise

Ps | convulsive typique.

3 Disparition très précoce également de l'agitation,

[ae lorsqu'elle existe.

# | Sur l’obnubilation de la conscience, l'action de

(1 l'Electro-choc est pratiquement constante et presque:

BR: toujours complète, à condition, là encore, que l’Electro-choc détermine uné crise convulsive typique.

Sur l’onirisme, l'Electro-choc exerce une AGHORE | identique, même lorsque celui-ci paraît exister seul, | sous forme d’accès oniriques purs.

Quant au syndrome somato-biologique si souvent.

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associé, essentiellement caractérisé par l’hyperazotémie et l’hyperthérmie, il est influencé avec une égale netteté. Là encore,on note une remarquable précocité et une grande constance du retour à la normale.

Et c’est justement dans le traitement de la confusion mentale aiguë azotémique, où tous les éléments du syndrome confusionnel se trouvent réunis, que la thérapeutique par l’Electro-choc est la plus évidente et prend toute sa valeur.

Ici, l’action d’ensemble, la précocité des résultats favorables, permettent de considérer la convulsivothérapie électrique comme une véritable thérapeutique d’urgence qui transforme le pronostic vital.

Mais, si la guérison apparente est presque toujours obtenue, la stabilité des résuitats dépend essentiellement de l’origine du syndrome confusionnel.

Lorsque la confusion mentale est secondaire à une cause passagère connue ou inconnue, le résultat de l’Electro-choc est stable et peut être considéré comme définitif tant que la cause initiale ne se reproduit pas.

Si, au contraire, la confusion mentale est secondaire à une cause en quelque sorte permanente, la guérison obtenue ne sera que transitoire, réapparaissant plus ou moins rapidement après l’arrêt du traitement. |

Il en va de même lorsque la confusion est symptomatique d’une affection mentale qui continue à évoluer malgré la thérapeutique convulsivante.

L’Electro-choc n’agit donc pas seulement sur les

confusions mentales pures, mais encore sur l’élément

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confusionnel de certains états psychopathiques intriqués : par là, il intervient à la manière d’un analyseur.

Cette localisation élective de l'effet thérapeutique sur le syndrome confuso-onirique, gamme d'états crépusculaires de la conscience assimilables aux différents degrés de l’endormissement, du rêve, du sommeil et du coma, s’exerce par l’intermédiaire de crises qui engendrent elles-mêmes une perte de conscience, un « sommeil électrique ».

L'action noétique de l’Electro-choc, régulatrice de la conscience, apparaît donc étroitement liée à une action sur la fonction hypnique, à mécanisme diencéphalique.

Vu :le Président de la thèse,

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