‹ L'Électro-Choc dans les États ConfusionnelsChapitre 8 sur 25 · PROFESSEUR AGRÉGÉ DELAY · texte numérisé non relu

PROFESSEUR AGRÉGÉ DELAY

: | à DU JURY

4 | Certes, les circonstances actuelles sont une excuse | facile de la médiocrité ou du moindre effort, mais ne sont pourtant pas négligeables. Elles ont entraîné un bouleversement profond et momentané des traditions. — Ce petit opuscule n’a d’autre objet que de marquer la fin d’une «scolarité». Il est étranger au couronnement d’études hospitalières qui, j'espère, seront encore | longues. 4 Le ; Ne L’Electro-choc dans les états confusionnels est un sujet d'actualité. Ce que je présente aujourd’hui n’est qu'un simple article. Il m'a fallu être très bref; j'ai cependant voulu faire ce travail sérieusement. | Que tous ceux qui m'ont aidé dans cette tâche reçoivent ici l'expression de ma reconnaissance et mes plus sincères remerciements.

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étés L'ÉLECTRO- CHOC TS DANS LES ÉTATS CONFUSIONNELS

2 | INTRODUCTION Lee

Souvent, à la suite de la crise convulsive provoquée : M: par l’Electro-choc, il existe une période confusionnelle avec obnubilation, désorientation, fausses reconnaissances, agitation, manifestations oniriques. Cette phase confusionnelle dure en général quelques mi- ‘1234 nutes, mais elle peut aussi se prolonger plusieurs À heures. Elle se dissipe spontanément, le malade n’en

SOL VENT ET à

| gardant qu'un souvenir vague. 4

> Mais,si l'Electro-choc peut ainsi créer la confusion |

z mentale, il peut également la faire disparaître. a Divers auteurs ont déjà signalé l’action favorable RS

de la convulsivothérapie électrique sur cette affection : pes

nous verrons leurs statistiques et leurs conclusions. Nous mêmes apportons quelques observations de confusion mentale qui permettent d’affirmer l’action indé- "#2 niable et extrêmement rapide de la crise convulsive \ (se électrique sur tous les éléments constitutifs du syn-

__ drome confusionnél.

L’Electro-choc dissipe ce syndrome en agissant

non seulement sur l’obnubilation de la conscience et

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| K, Lee es vb Late . sur T'onirisme, n mais aussi sur Thyperthermie et pis + l'hyperazotémie, ce qui est.un argument nouveau en faveur de l’origine centrale de celles-ci. - | Après avoir parcouru rapidement les étapes de la thérapeutique de la confusion mentale depuis lindividualisation de cette affection en psychiatrie, nous envisagerons la littérature concernant l’action de VElectro-choc sur cette confusion mentale. ë Enfin, nous appuyant sur les observations de la Clinique des Maladies mentales et de l’'Encéphale de la Faculté de Médecine de Paris, qui nous ont été aima- blement communiquées, nous essaierons de dégager laction de l’'Electro-choc dans le syndrome confusionnel et ses résultats selon les différentes formes | de confusion mentale. A

à Des anciens traitements RC à la thérapeutique moderne. mn.

Be L’électro-choc représente un progrès dans le cadre à 5,000 de la convulsivothérapie. Le choc électrique fut pré- Ro

à cédé par le choc cardiazolique, qu’il supplanta. +

4 Mais la notion de choc en thérapeutique psychia- ‘ D trique semble fort ancienne. ” FORMES l __ Les prêtres du Temple d’Apollon, à Leucade, pré- ei 4 cipitaient les patients dans l’eau : peut-être fusse à ne 2 l’origine du bain-surprise pratiqué dès le Moyen Age 9

à et perfectionné au xvn® siècle et au xvmi® par l’inven- > À 1 2 tion d’appareils à bascules à fond mobile, destinés Fr

1 à le réaliser. La douche froide sur la tête dérive pro- À F ;

; = bablement du même principe. “ ie À Les méthodes classiques n'hésitaient pas à boule- Re verser les fonctions organiques par l’emploi de sai-

2 gnées extrêmement abondantes, de purgatifs et de

vomitifs violents.

La confusion mentale, très mal individualisée dans

la nosologie avant Delasiauve et Chaslin, était d’un pronostic extrêmement réservé. La chronicité en était

dérivatrices.

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—16— #] l’aboutissant le plus habituel, et ce sombre tableaw explique les efforts qui furent tentés pour essayer d'en changer l’évolution.

C’est ainsi qu'ayant découvert dans la confusion mentale de l’ædème cérébral, Etoc se bornait à chercher à faire disparaître la sérosité.

Ferrus recommandait de provoquer des sécrétions

De même, Delasiauve, avec qui la conception de la confusion mentale se précise, prescrivait sangsues aux oreilles, ventouses à la nuque, pédiluvesirritants, exutoires, révulsifs intestinaux.

Sarize est plus complexe et plus nuancé. Il administre à son patient des purgatifs pour combattre l’état saburral, puis des toniques et ferrugineux pour relever la nutrition. Quand le malade a retrouvé quelques forces, il prescrit sétons et vésicatoires à la nuque, douches froides.

Ensuite, frictions avec une éponge imbibée d’eau. froide et, immédiatement après, mise au lit avec plu-

sieurs couvertures pour amener une diaphorèse

abondante.

Pour faire réapparaître les règles, il met des sangsues à la vulve et fait prendre des bains de pieds sinapisés. , ,

Même attitude énergique contre les troubles passagers ou surajoutés. |

La céphalalgie, l'anxiété, l'irritabilité, l’insomnie, bénéficient des bains tièdes.

Le premier, Sarize préconise un traitement moral

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