‹ L'élément érotique dans la caricature; un document à l'histoire des meurs [sic] publiquesChapitre 63 sur 109 · Th. Rowlandson: Caricature de la naïveté · texte numérisé non relu

Th. Rowlandson: Caricature de la naïveté

moitié. D’une extrême force d’érotisme satirique est le dessin de Newton, intitulé ,,After Duty“. Un brave pasteur de campagne, se trouvant à Londres, s’est laisser tenter et maintenant qu’il a consommé le crime de luxure, il en reconnaît l’horreur et les mains lévées au ciel il s’écrie ,,Dieu, pardonne au pêcheur, tu vois combien est grand son repentir". (Voir planche hors texte.) Newton était un des plus violents parmi les caricaturistes, son robuste talent se complaisait toujours dans une sincérité brutale d’expression. Il a produit encore nombre de dessins de ce genre: la gravure galante intitulée ,,Oh che boccone!" ne présente pas une aussi rielle valeur artiste que par contré; la caricature de Isaac Cruikshank intitulé ,,A peep at the Parisot! with Q in the Corner!" est une œuvre excellente. Cette Parisot était renommée par son habileté dans une danse spéciale dont on peut juger par cette gravure. Du reste on compte par douzaines les caricatures inspirées par les danseuses de ballet.

Tout ce dont nous avons parlé jusqu’à présent constitue des documents qui reflètent simplement une sensualité normale et saine jusqu’à un certain point. En ce qui concerne les vices et les forfaits de la sensualité, les perversions de l’instinct

Fuchs Ed.: L’élément érotique dans la caricature.

tjt. Tli. Rowlandson: Caricature grotesque ( 1802 ).

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132. James Gillray: Caricature sur Pitt tenant le balancier entre Catlirina II de Russie et le Grand Turk (1791).

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133 ■ Th. Rowlandson: Caricature satirico-galante.

général et, avant tout le vice le plus en honneur parmi les Anglais, et cela depuis des siècles, nous voulons dire la manie de la flagellation, tout cela n’a pas donné lieu a des caricatures en aussi grand nombre; toutefois la caricature en a exprimé le détail, et si des caricatures de ce genre sont assez rares aujourd’hui cela ne veut pas dire qu’il n’en parût point, dans le temps, des quantités notables. Gillray par exemple, a consacré deux caricatures à la passion de la flagellation, il a également représenté la flagellation symboliquement, c’est à dire qu’il s’en est servi comme moyen satirique, dans ses caricatures politiques, par exemple dans la planche intitulée ,, Westminster School“. Cette école de Westminster avait une réputation toute spéciale, qu’elle s’était acquis par les véritables orgies flagellatoires qui s’y tenaient fréquemment. Il y avait particulièrement deux maîtres qui se distinguaient dans ce chapitre, un certain Dr Busby, et un certain Dr Vincent. Afin de ridiculiser valablement Fox, Gillray le représenta en Dr Busby, considérant les ministres et toute la majorité gouvernementale comme une classe, sur laquelle il exerce scs instincts pervers (fig. 135).

On trouve un spécimen de caricature sur la flagellation dans la planche, non signée que nous reproduisons hors texte. Elle ne nécessite aucun commentaire: au surplus sa technique, nous la ferait dater de 1790 à 1800. On pourrait appeler

Dessiné p Paris en 1784. L’origim

Supplément à > L'élément érotique dans la caricature « par Ed. FucliS.

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trouve au British Muséum.

Edition C. W. Stern, Vienne. Impression privée.

i34- Th. Rowlandson: Caricature obscène.

ce dessin ,,une scène de la réalité1' d’une réalité bestiale car, comme la littérature scientifique nous l’apprend, ce vice se manifeste de la plus répugnante façon. En outre cette planche nous semble constituer une excellente caricature symbolique: la puissance virile ne s’allume qu’excitée par le fouet.

Le nombre de caricatures anglaises obscènes est énorme, et il n’est pas de caricaturiste qui n’ait sacrifié à ce genre. On connait plus d’une douzaine de planches du seul Gillray, et quelques unes, parmi celles-là, sont considérées comme ses meilleures œuvres. Rowlandson en a certainement fait encore plus que Gillray. Le cynisme des manières, la jouissance brutale, la gloutonnerie et l’ivrognerie, et l’organisation si incroyablement primitive de ce temps pour la satisfaction des besoins naturels, petits et grands, tout cela provoquait la plaisanterie obscène, fournissait tout naturellement matière au rire humoristico-satirique. Par exemple, on voyage en coche. La prochaine ville est éloignée encore de six à huit heures; et personne ne peut naturellement attendre si longtemps pour satisfaire ses besoins intimes. Comme, en haut d’une côte, le cocher est obligé de s’arrêter, afin que les chevaux soufflent un peu, chacun profite de l’occasion pour payer son tribut à la nature. Et Rowlandson trouvé, dans cet incident, un excellent prétexte à es divertir, il montre comment grands et petits, maîtres et valets, enfants etc., accomplissent ces fonctions avec la plus grande simplicité, et

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i35. James Gillray: Caricature concernant Fox et la malpropreté gouvernementale anglaise.

ijô. Caricature touchant les débordements secrets dans les pensionnats de filles.

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