Th. Roivlandson: Caricature obscène
une haie. Les invités de la garden-party ne se font pas faute d’utiliser cette occasion, pour assister un spectacle éminemment salace. Et chacun d’eux arrive à se persuader de visu que leur compagne est une authentique Vénus des talons à la ceinture; en effet pour protéger sa robe de tout accident, la prudente dame la relevé aussi haut qu’il est possible, de sorte que pas un recoin de son joli corps ne reste caché aux regards de ses admirateurs. La réplique à cette caricature est la suivante: une jeune dame est assise derrière les rideaux tirés de sa chambre et regarde dans la rue. Le hasard fait qu’un paysan qui passe par là éprouve soudain un besoin, et ne trouve pas meilleur endroit pour le satisfaire que le fossé qui est sous les fenêtres de la belle. La jeune femme ne peut maîtriser sa curiosité, et elle saisit avidement son face à main. Mais sa curiosité érotique est très cruellement punie, par la constatation que milord, qui ronfle rythmiquement en se balançant, dans sa rocking chair, à côté d’elle, ne peut décidément se targuer de posséder tous les avantages de l’homme. On trouvait toujours de nouvelles variations à cethème assez ancien.
Il n’y peut y avoir aucun doute que toutes les gravures que nous reproduisons ici, ne soient des documents importants de l’histoire des mœurs. La preuve en est facile à faire. Car presque toutes ont été publiées ouvertement, et, dans la plu-