‹ L'élément français au Nord-Ouest [microforme]Chapitre 4 sur 4 · Primeau. — Interprète et commis de la Cie B. H. au · texte numérisé non relu

Primeau. — Interprète et commis de la Cie B. H. au

fort Francis. I] fut envoyé ensuite sur la Saskatchewan et a donné son nom à un lac sur la Saskatchewan, au nord de l’Ie-ù-la-Crosse. CF.

104. Poitras, André. — En 1804 commis Pour la Cie N..0. sur la rivière Rouge. Il se maria en 1793 à une jeune sauvagesse, prisonnière chez les Cris, au fort Espérance, sur la rivière Qu'Appelle, 1] devint commis en charge d’un fort de la Cie X.-0. sur la rivière Qu’Appelle, CF.

105. Quesnel, Jules-Maurice, Honorable, — 1] accompagna Simon Fraser en 1808, dans son expédition à travers les Montagnes Rocheuses, lorsqu'il descendit la rivière “Ja coutché Iessé ”, connue depuis sous le nom de Fraser, 11 était le lieutenant de Fraser lors de cette célèbre découverte et il se rendit avec lui jusqu’à l'océan Pacifique, 11 a donné son nom à une rivière qui se décharge dans la ri. vière Fraser. Il quitta le service de la Cie N.-0. en 1811 et fit le commerce dans Ontario avec MM. St-G:

Win. Après avoir amassé tourna à Montréal et fu Il mourut en 1842

aux mesures vexatoires de ceux qui voulaient porter des fourrures ou en faire le commerce. Métis.

107. Riel, Louis, fils. — L'âme dirigeante des troubles du Nord-Ouest en 1869-1870 et 1885. En déc. 1869 il fut élu Président du Souvernement Provisoire et S&ouverna la colonie jusqu’à l’arrivée du colonel Wolseley (août 1870).

Orateur distingué, il électrisait ses compatriotes par ses harangues pleines de feu. Il était doué d’une très belle intelligence. 11 fut sans contredit le Métis le plus remarquable de l'Ouest, Par ses talents et l’ascendant qu'il exer- Sait sur les siens, Métis,

108. Rocheblave, Pierre, Honorable, — D'abord bourgeois de la CieX,Y., 11 signa la convention d’union avec la Cie N.-0. le 5 nov. 1804. En 1801 il était en charge du département d’Athabasca, Pour la Cie X. Y,. En 1802, il hiverna sur la Saskatchewan, près d’Edmonton. En 1804, il se trouvait au fort de l'Ile. Après l’union, il devint l'un des bourgeois les plus influents de Ja Cie N.-0. En 1817, cette dernière l'envoya au fort William pour faire arrêter Lord Selkirk, sous accusation de s'être emparé illégalement des propriétés de cette Cie. Il fut nommé capitaine dans le régiment des Voyageurs Canadiens du N.-0. en 1812 er deux ans après, il fut promu au grade de major des tribus sauvages et des pays conquis dont l’'Hon. Wm MeGallivray était le colonel. Après avoir quitté le N..0. il se livra à la politique et fut élu Député, à l'Assemblée Lé. gislative, pour la cité de Montréal. Il devint plus tard membre du Conseil Législatif et Exécutif, C.F.

109. Roussin, Eustache. — Commis et interprète pour la Cie N.-0. En1799 il se trouvait au fond du lac Supérieur, C.-F,

110. Sayer, Guillaume. — Ce traiteur acquit une certaine Popularité en 1849 Pour avoir été mêlé à un procès retentis- Sant. Il fut poursuivi Pour infraction au monopole de la traite que réclamait la Cie B. H. Les Métis, ayant à leur tête Louis Riel père, envahirent le Palais de justice et le déclarèrent non coupable en dépit des protestations du recorder Thom qui prés ‘it la cour. Thom, discrédité depuis, ne remonta plus qu’une seule fois ensuite, sur le banc. Métis,

111. Sansregret, J.-Bte. — Guide Cie N.-0. en 1804 sur la rivière Rouge, CF.

112, Sauvé, J.-Bte, — Interprète Cie N.-0. au lac Népigon en 1804. En 1805 il alla faire la traite pour cette Cie au lac Seul. CF,

113. St-Germain, Jacques. — Traiteur en charge du poste de la Longue-Prairie 1800-1804, C.-F.

114. St-Germain, Joseph. — Commis et interprète Cie N.-O. sur la rivière Rouge en 1804. CF.

115. St-Germain, LeMaire. — En charge du fort Michipicoton en 1799, En 1814 il était en charge du fort de la rivière Tortue où il remplaça John MecLeod, CF.

116 St-Germain, J.-Bte. — Contre-Maître d'Edouard Umfreville, dans son expédition du lac Népigon à la rivière Winnipeg en 1785 à la recherche d’une route nouvelle pour pénétrer dans l'intérieur du pays. Dans cette expédition se trouvaient deux autres Canadiens, Jean Rog et Dubé. Ils passèrent par le Portage de Roche Capitaine, les lacs Eturgeon, Minnitakie et Seul et atteignirent la rivière Winnipeg, à un endroit appelé “ Le Portage de l'Ile”. En L'EST, il se trouvait an lac Athabasca au service de la Cie N.-0. qui en 1790 envoya en charge d’un poste, sur la rivière La Pluie. La traite de ce poste rapporta, cette année-là, 40 ballots de fourrures. L'année suivante, la Cie Jui confia le fort de la rivière La Biche, Il fut envoyé ensuite au fort Chepewean. C'était un officier intelligent et observateur, Les bourgeois aimaient souvent à le consulter sur les affaires les plus importantes de la Cie, C.-F.

117. Vaudry Toussaint. — En 1804 guide Cie N.-0. sur la rivière Rouge. En 1803, il était en charge du poste de la rivière aux Morts et en 1812 en charge du poste de la rivière Tortne, C.-F,

118. Versailles, Louis. — Interprète Cie N.-O. En 1786, il était avec sir A McKenzie dans le nord. Ce dernier,

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étant allé au Grand-Portage en 1786, laissa Versailles en charge du poste qu'il (McKenzie) avait fondé au lac du Serpent, près de l’Ile-à-la-Crosse, En 1804, il était interprète sur la rivière Churchill. CF.

ADDENDUM

Beaulieu Etienne, fils de François Beanlien et d'une Montagnaise, — Interprète Cie B. H. et ensuite chef de tribu. Etabli comme son père À la rivière an Rel. Dans cette partie du pays, tont pliait devant sa volonté qui faisait loi. En 1845 lorsque M. Thibault visita le lac Athabasca, il se convertit et fit baptiser ses nombreux enfants. T1 devint ensuite un catholique modèle et l'ami dévoué de Mgr Taché et de Mer Grandin. I] était considéré comme le doyen des Métis. Métis,

Lagimonière J.-Bte et son épouse Marie Anne Gaboury, — Cette dernière fut Ja première Canadienne-Française qui vint se fixer au N.-0. — en 1807 — J..Bte Lagimonière, arriva à la Rivière-Rouge en 1801. Tous deux étaient originaires de Maskinongé. En 1815 à la demande du gouverneur du fort Douglas, il partit le 1er novembre pour aller porter à Montréal à Lord Selkirk des lettres fort importantes. Il fit le trajet de fort Garry à Montréal à pied et seul. Lord Selkirk lui ayant demandé ce qu’il désirait avoir pour sa récompense, il lui répondit: “ Milord, je de-

mande que vous nous envoyiez des Missionnaires ”, Trois ans après, Mgr Provencher arrivait à ln Rivière-Rouge, Il n laissé une très nombreuse famille, qui est hautement conwidérée dans le N.-0.

Sd. Prud homanc.

St-Boniface, mars 1904.

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