Landry Joseph. — Vide Doucette Charles
85. Lesieur Toussaint, — I] fonda en 1792 pour la Cie N.-0. le fort Alexandre, à l'embouchure de la rivière Winnipeg, à quelques milles plus bas que l’ancien fort Maurepas et
sur la rive opposée à ce fort. En 1789 il fut envoyé à la rivière aux Trembles et au Portage de l’Ile avec Simon Fraser. En 1804, il était commis de première classe et interprète pour la Cie N.-O. dans le bas de la rivière Rouge et la même année il fut envoyé en charge du fort du Poil (Hair’s Hills). C.F.
86. Lépine Ambroise D. — Adjudant Général de Louis Riel, lors des troubles de 1869-1870. Il était le chef militaire du gouvernement Provisoire. Métis.
87. Letendre J.-Bte, — Interprète Cie N.-0. au fort des Prairies en 1804 CF.
88. Leclerc Charles. — Guide Cie N.-0. sur la rivière Churchill. C.-F.
89. Lespérance Alexis Bonami. — Arriva au N.-0. en 1816, au service Cie B. H. se rendit aux côtes du Pacifique avec le gouverneur Simpson, et fut envoyé ensuite sur la rivière La Paix. Il organisa la brigade du Portage La Loche, qui partit en barge, du fort Garry, se rendit jusqu’au portage La Loche où elle recevait les fourrures de la brigade du Nord, venue pour la rencontrer à ce rendez-vous et lui donnait en retour des marchandises pour faire la traite. La brigade du Portage La Loche revenait ensuite au lac Winnipeg et descendait par la rivière Nelson jusqu’au fort York où l’attendait le navire venu d'Angleterre. Elle revenait alors au fort Garry, après avoir parcouru 4000 milles, entre le mois de juin et le mois d’octobre. Lespérance fut le premier à exécuter un tel voyage, dans une même année. Il était doué d’une force colossale et était considéré comme le guide le plus distingué de l'Ouest, C.-F.
90. Lépine Joseph. . I] était l'oncle d’Ambroise D. Lépine et de Maxime Lépine et vint dans le pays comme employé de la Cie N.-0. Au mois de juin 1819 il se trouvait au Grand-Rapide avec Benjamin Frobisher, lorsque le gouverneur Williams et John Clarke, ayant avec eux plusieurs soldats Meurons et deux canons, les firent prisonniers.
Le Grand-Rapide était la clef du N.-O. Du lac Winnipeg, les voyageurs faisaient portage à cet endroit pour tomber dans la Saskatchewan. Quand les bateaux venaient de l'Ouest, ils sautaient les rapides. Ces rapides sont encaissés entre deux montagnes coupées perpendiculairement et qui à certains endroits surplombent. La passe est très étroite et fort dangereuse. Le gouverneur Williams qui arrivait de York Factory, attendait au pied de la chut», les canots de la Cie N.-O. qui venaient du lac Athabasca et se rendaient au lac Supérieur, dirigés par le fameux guide Joseph Paul. Williams était un ancien officier de Marine et commandait le fort York. Il avait fait venir de fort Garry, des Meurons armés, dont quelques-uns portaient l’uniforme de leur régiment.
Il fit placer l’un des canons sur une langue de terre, qui commandait le pied du Rapide et jeter des abattis en avant. L'autre canon fut placé sur une barge, de manière à intercepter la navigation. John Clarke qui venait d’arriver du lac Athabasca, prêta main-forte au gouverneur Williams. Les employés de la Cie du N.-O. qui ne soup- £onnaient point ce guet-apens, furent bientôt au pouvoir de leurs adversaires. Lépine et Frobisher furent détenus dans la cabane d'un vieux chasseur du nom de Charles - Racette, qui demeurait à cet endroit depuis près de 30 ans. C'est dans cette cabane qu’un Meuron frappa Frobisher à la tête, d’un coup de crosse de fusil qui faillit le tuer. Lépine. Frobisher et un nommé Amable Turcotte, aussi employé de la Cie N.-O. furent amenés au fort York, ainsi que les autres officiers de la Cie N.-0. Quelques jours avant le 30 septembre 1819, le Souverneur Williams partit pour l'intérieur, Pendant son absence, les prisonniers furent surveillés de moins près, vu qu’on croyait qu’il y aurait eu folie pour eux, de tenter de s'enfuir à 1000 milles de toute civilisation. Ils résolurent tous trois de s'enfuir, Ils se ménagèrent une petite réserve sur le pémican qu’on
leur servait pour nourriture et le 30 sept. durant la nuit, trompant la vigilance des Meurons qui les gardaient, ils s'embarquèrent à bord d'un vieux canot, abandonné sur le rivage, emportant quelques livres de pémican, quelques habits, et un vieux filet que Lépine tenait caché autour de sa ceinture. Après près de deux mois de voyage, ils furent contraints de s'arrêter, à cause d’une tempête de neige, Frabisher étant incapable d’aller plus loin, ses deux compagnons 1e traînèrent sur ieurs épaules, aussi loin qu'ils prrent. Frobisher les supplia de l’abandonner. Epuisés de fatigue et manquant de tout, force leur fut de se rendre à sa demande. Ils le laissèrent le 20 novembre, près d’un bon feu, après avoir mis du bois sec à sa portée, à un endroit appelé “ Pointe au Lièvre ”, sur le lac Bourbon (Cedar Lake). Ils n'étaient alors qu’à deux jours de marche du fort Orignal, sur le lac Orignal.
Ils mirent quatre jours à faire ce trajet. Dès leur arrivée au fort le 24 novembre deux hommes furent envoyés À la recherche de Frobisher. Ils ne lc trouvèrent que le 27 nov. Il avait mangé un morceau de peau de buffalo et un talon de son soulier. Son corps était étendu en travers du feu et à demi brûlé. Depuis qu’il avait reçu un cup, il ge Plaignait souvent de maux de tête et son intelligence paraissait ébranlée. Il fut enterré à l’endroit où son corps fut trouvé. Lépine à donné un rapport très circonstancié de cet événement. CF.
90a. Larence, Norbert. — Surintendant des Travaux Publics sous le Souvernement d’Assiniboïa, Métis.
91. Leroux, Laurent. — [] fut le Premier blane qui visita le grand lac des Esclaves en 1784. Cette année-là, il partit du lac Athabasea avec Cuthbert Grant et alla fonder un poste appelé “ Fort Resolution ” à la décharge de la rivière des Esclaves, dans le lac du même nom. Il se rendit au nord du grand lac des Esclaves, à un endroit nommé plus tard “ Providence ”, pour engager les sauvages à ve-
nir traiter aux postes du sud. Il dépêcha le plus marquant des chefs Chippeways, noramé le ‘ chef Anglais ”, vers les tribus du Nord, pour les inviter à venir faire Ja traite à son fort. Il confia une semblable mission à James Sutherland, l’un de ses employés. Les sauvages répondirent en grand nombre à son appel. Le succès fat tel, qu’à la demande des sauvages, la Cie N.-O. résolut de fonder un poste au lac “ La Martre”, En 1789 il reçut instruction d'abandonner le lac des Esclaves et de retourner au lac Athabasea, vu que la Cie ne pouvait, la même année, envoyer jusqu’à cet endroit les marchandises qu’elle recevait de Montréal. Elle craignait de ne pouvoir atteindre le grand lac des Esclaves, avant la fermeture de la navigation et d'exposer ainsi la vie des traiteurs. Avant de partir, Leroux se rendit sur la rive nord du lac des Esclaves et fit promettre aux Montagnais d'amener leurs fourrures au lac Athabasca. Le 22 mars 1789, il était de retour à ce dernier lac, mais il n’y fit pas un long séjour. Il partit de nouveau avec sir A. McKenzie qu'il ACCOMpagna jusqu'au lac des Esclaves. A sa demande, il bâtit le fort Providence, sur une pointe de terre située à la décharge d’une rivière descendant du lac La Martre, afin que McKenzie, au cas d'accident ou de détresse, eût un point de ravitaillement, En 1796, il quitta le N.-O., se fixa à l’Assomption et fut élu député pour le comté de Leinster. 11 mourut en 1855 à l’âge de 97 ans. C.-F.
92. Malaterre, — Interprète Cie N.-0. en 1818. Cette année-là, John Clarke et Colin Robertson, bouïgeois de la Cie B. H. se rendirent au lac Athabasca avec 95 hommes montés sur 19 canots. Pendant que Robertson s’installait sur une île du lac, près du fort Chepewean, Clarke remontait la rivière La Paix avec 10 canots. Il attaqua le fort Vermillion que commandait Wm McIntosh. La défense fut dirigée par Malaterre. Grâce à son dévouement et à son habileté, cette attaque fut repoussée. C.-F.
93. Malhiot, François-Victoire, — ]] entra au service de la Cie N.-0. en 1791, alors qu’il n'avait encore que 15 ans, En 1796, il devint commis et fut envoyé à la Rivière-Rouge, qu’il quitta en 1804 pour aller dans le Wisconsin, fonder un poste au lac au Flambeau. Doué d’une belle intelligence et d’un grand courage, il serait devenu, sans aucun doute, bourgeois, s’il avait été plus instruit. En 1807 il quitta l'Ouest et alla s'établir à Contrecœæur, amenant avec lui son fils François-Xavier-Ignace, qu'il avait eu d'une sauvagesse en 1802. Il mourut à Contrecœur en 1840. Il était le frère de l’Hon. F.-X. Malhiot. CF.
94. Montour, Nicolas, père. — Bourgeois de la Cie du X.-0. En 1789 il fit la traite pour cette Cie, dans le voisinage de la rivière du Pas. Il possédait deux parts dans la Cie. Il se retira en 1792 et alla s'établir à la Pointe-du-Lae, près de Trois-Rivières. C.-F.
95. Montour, Nicolas, fils. — J'i]g du précédent. En 1799 il se trouvait au lac Dauphin. En 1804, il était commis au fort des Prairies, En 1811, il fut mis en charge d’un poste établi par D. Thompson, dans les Montagnes Rocheuses, au nord de Spokane, C.-F.
96. Morin, François. — Guide au lac Athabasca pour la Cie N.-0. en 1804. C.-F.
97. Nolin, François. — Traiteur au Sault-Ste-Marie et l’un des personnages les plus distingués de cet endroit. En 1799 il se trouvait au fort Dauphin où il devint commis.
98. Paul, Joseph. — L'un des guides le plus remarquable de l'Ouest. C’est lui qui dirigeait la brigade du Nord en 1819 lorsqu'elle fut arrêtée au Grand-Rapide. Fait prisonnier, avec Pierre Paul, Pierre Boucher et Louis Mageau, il fut amené à Norway House et de là à Montréal pour y subir son procès, comme ayant pris part aux actes de violence commis par la Cie N.-0. Cette poursuite fut abandonnée. Dès 1809, il était considéré comme un vieux guide et traversa les Montagnes Rocheuses avec les bourgeois
John McDonald et John J. MeTavish. Il avait la réputation
d’être l'homme le plus fort de l'Ouest, CF.
99. Pambrun, Pierre-C, — Employé Cie B. H. au fort Douglas en 1816, se rendit ensuite au fort Qu’Appelle où il fut fait prisonnier par Cuthbert Grant. En 1821, il se trouvait au fort Cumberland où il épousa une des filles de Thomas Umfreville, 11 devint en charge du fort “ Des Babines 2, dans la Nouvelle Calédonie et fut ensuite transféré au fort Orignal, à la Baie d’Huuson. Il était en charge du fort Oualla-Oualla, sur les côtes du Pacifique, lorsqu'il mourut en 1832. C.-F.
100. Paget, Antoine. — En 1804 commis et interprète pour lñ Cie N.-0, sur la rivière Churchill. CF,
101. Perrault. — Ce voyageur accompagnait les fils de Lavérendrye en 1748, lorsqu'ils fondèrent le fort Bourbon et qu'ils donnèrent à la rivière Saskatchewan le nôm de “Du Pas” en l’honneur de leur mère, fille de Louis Dandoneau Du Sable, sieur de l'Ile du Pas. Il paraîtrait que Perrault se rendit jusqu’à Norway House, auquel il donna le nom de “ Pointe du Nord *. Plus tard la Cie B. H. construisit un fort au même eudroit et y substitua le nom de “fort aux Brochets” à cause de la quantité prodigieuse de ces poissons, dans le voisinage. Lors de l'établissement de la colonie de Lord Selkirk, ce dernier amena des Norvégiens avec lui et les envoya au fort “ Aux Brochets ” pour ouvrir un chemin d'hiver à travers les bois, jusqu’au fort York. Cette entreprise fut bientôt abandonnée, mais le fort porta de ce jour le nom de “fort aux Norvégiens ”, jusqu’à ce que le gouverneur Simpson le baptisa sous le nom de “ Norway House ”, qu’il a porté depuis. Perrault a été le premier blanc qui visita cet endroit, C.-F.
102. Perreault, J.-Bte. — En 1799 il était au fort Pic, en charge de ce poste, pour la Cie N.-0, En 1800, il se trouvait au lac Népigon. C.-F.