LE MO
Le
la thrombopénie et même l'agranulocytose et le purpura hémorrigique. | \
La raison de cette incertitude doit être recherchée dans le fait que ces cas se ressemblent beaucoup entre eux. Les anémies aplastiques ont un ensemble de symptômes cliniques et hématologiques constants: Ce qui varie, c'est l'étiologie qui le plussouvent reste inconnue ; on dit, alors, qu'il s'agit d'une anémie aplastique cryvptogénétique. Quand elle est connue, il s’agit le plus souvent de :
1° Anémie aplastique d'origine toxique par :
le benzène, |
l’arsénobenzène,
la trinitrotoluène,
l'Aniline,
le Niorvanol,
l'or.
2° Anémie aplastique d'origine radioactive
Par les rayons X.
Par le radium,
Par le thorium X.
3° Anémies aplasiques de causes diverses
comme l’anémie gravidique.
Le but de ce modeste travail est d'introduire un nouvel élément dans l’étiologie de certaines anémies aplastiques. Nous voulons parier de l'élément psychique comme cause déterminante ou déclenchante de ces anémies.
Pour arriver à nos conclusions, nous avons divisé ce travail en quatre parties.
1° Etude et ensemble du syndrome anémiqüe,
2° Etude de l'anémie aplastique,
3° Exposé de nos observations et leur discussion,
4° Conclusions,
que nous envisagerons tour à tour.
Première partie. — Nous avons donné en lignes générales, une description du syndrome anémique en général et une classification des anémies.
Deuxième partie. — Nous nous sommes arrêtés plus longuément sur l'anémie aplastique en discutant surtout l’étiologie de cette anémie et en nous demandant si le facteur psychique ne peut pas être un élément de cette étiologie. © Froisième partie. — Exposé et discussion de nos observation qui nous ont suggérés la possibilité d'un facteur psychique dans l’étiologie de cette maladie.
Quatrième partie. — Les conclusions auxquelles nous sommes arrivés à la fin de ce travail.
LE SYNDROME ANEMIQUE
L'anémie ne débute pas toujours d'une manière nette. Quand Je mode de début est net, les symptômes observés sont les suivants :
Asthénie, fatigue, perte de l'appétit et du sommeil, paleur de teguments, décoloration de eonjonctives, et ce n'est que peu à peu que le syndrome anémique se constitue au complet.
A) Signes cliniques.
La vue du malade suffit quelquefois pour porter le diagnostic. La teinte est pâle, « pâleur de mort » (Hayem), le malade ne paraît pas amaigrit mais plutôt bouffi (à cause des œdèmes dont la pathologie est complexe). La peau est sèche, les sueurs diminuées, les ongles friables, les cheveux cassants. La température est le plus souvent normale, sauf si le malade évolue vers la mort.