Eclair, à M. Nantois (P.de-C
Deuxième section
1. Duval, à M. Vaesken (Nord). 44,75 3,601 2. Boîteuse, à M. Jessenne H. (P.-de-C.). 66,80 3,444 3. Javelle, à M. Savary Ch. (P.-C.). 53,80 3,221 4. Muguette, à M. Nantois (P.-de-C.). 65,30 3.053 5. Ondine, à M. Jessenne Ad. (P.-C.) 64,65 2,894
Ce concours n’a pas mis en évidence des performances de sujets transcendants, mais, en général, la moyenne est très bonne : à Arras, le taux moyen de la matière grasse pour l’ensemble des six traites est de 44 gr. pour la première section et de 46 gr. 1 pour la deuxième, ce qui est très satisfaisant. Nous préférons un progrès lent et constant à une amélioration très nette, mais de courte durée. Les concours n’auraient d’ailleurs pas lieu d’exister, s’ils n'étaient que des épreuves d’un jour. Au contraire, ces résultats doivent se maintenir constants pour donner une idée exacte de la valeur des sujets. La mutiplicité des concours permet de vérifier la régularité de la production des vaches laitières qui sont amenées à plusieurs d’entre eux. Enfin, les sociétés de contrôle laitier renseignent les propriétaires sur le rendement annuel de chacun de leurs sujets. À ce point de vue, de gros progrès ont été réalisés depuis le temps où MM. DECHAMBRE et GIRARD écrivaient : « Ce qui fait défaut dans la généralité des élevages, c’est la connaissance précise des rendements laitiers. Rarement, on peut donner le rendement total annuel » (1923).
A Saint-Pol-sur-Ternoise, la Société groupe 23 des meilleurs éleveurs de la race flamande. Elle fait procéder une fois par mois au contrôle qualitatif et quantitatif de la production laitière de leurs vaches. Les résultats qu’apportent ces vérifications montrent les progrès réalisés dans les étables où elles se font.
Parmi les vaches conirôlées, Hérode, à M. NanToïrs, précité, est une des plus brillantes par la régularité et la qualité. Voici les résultats qu’elle a fournis au Concours de la meilleure vache de France : Championnat laitier beurrier, toutes races.
mt SUN Le
Lactation (durée) Lait Beurre 1930 Cinquième 300 jours 7.914 kg. 396 kg. 39 1931 Cinquième 300 jours 8.181 kg. 421 kg. 23 1932 Première 300 jours 8.330 kg. 468 kg. 13
Cette année, Hérode à donné, en 300 jours, 8.526 kg. de lait et 479 kg. de beurre.
Les jolis succès remportés par les membres de ce Syndicat ne sont pas obtenus, pourtant, au détriment de la conformation, ainsi que l’attestent les palmarès des Concours de reproducteurs. Cette championne laitière Hérode, en particulier, dont nous avons donné plus haut les flatteuses mensurations, est la compagne d’étable de Muguette, lauréate à Paris du concours de conformation, en 1929, 1930, 1931, 1932, 1933. D’ailleurs, celle-ci a déjà produit, en 24 heures, 36 kg. 050 de lait et 1.686 gr. de beurre. En 1930, elle est quatrième au championnat laitier-beurrier de la race, avee 6.868 kg. de lait et 345 kg. 70 de beurre. Elle a figuré également dans les épreuves régionales de Béthune, Arras, Frévent, Auxi-le- Château, où ont brillé aussi d’autres vaches contrôlées par le Syndicat de Saint-Pol.
Au championnat laitier-beurrier, concours de 3 ans, 1929-1932, toutes races, Berceuse IT, à M. Henri JESSENNE, à Oppy (P.-de-C.), a donné 28.326 kg. 4 de lait et 1.236 kg. 18 de beurre et s’est classée deuxième, derrière une autre Flamande. Au concours général de Paris 1932, cette championne a confirmé sa qualité en se classant première, parmi les 142 vaches de toutes races présentes, avec une production de 33 kg. 975 de lait en 24 heures. Ce sont là des exemples frappants de la régularité de production de ces animaux. Nous pourrions en citer beaucoup d’autres qui, sans atteindre le record d’une Hérode, montrent que l’élevage de la région est en grand progrès. Grâce au contrôle laitier, la sélection des femelles s’opère sûrement. De nombreux mâles, fils de bonnes laitières, sont aussi souvent à l’honneur dans les Concours. En 1931, Montebello VII, à M. Jessenne, à Saint-Amand (P.-de-C.) remporte le prix de famille. En 1934, parmi les taureaux ayant plus de 4 dents de