‹ L'élevage des porcs au Canada [microforme]Chapitre 45 sur 45 · PT RTS D UE SC VS · texte numérisé non relu

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Il est possible de prévenir la tuberculose ; il est presque impossible de la guérir. Nous offrons donc ici quelques conseils sur les moyens de la prévenir et de l’extirper:

1. Séparation des animaux sains d’avec les animaux affectés. Dans le cas des bêtes à cornes, on peut trouver ces derniers au moyen de l'épreuve à la tuberculine.

2. Lorsque l’on élève des porcs sur une ferme où se trouvent des bêtes à cornes tuberculeuses, je recommande que ces porcs soient engraissés jusqu’à ce qu’ils soient à point, puis abattus dans un établissement inspecté par le gouvernement, afin que l’on puisse soigneusement déterminer s’ils peuvent être consommés par l’homme.

2. Lorsque toutes ces choses auront été faites, il faudra désinfecter d’une façon soigneuse et systématique, se conformer à toutes les exigences sanitaires, après quoi on pourra se former un autre troupeau avec des sujets sains. On réduira au minimum le danger de la propagation de la maladie chez les porcs en donnant l’attention voulue à la santé du bétail sur la ferme, à l'hygiène et au choix de la bonne alimentation. Le bulletin n° 144 du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis contient les conseils suivants au sujet de la nourriture:

1. Ebouillanter tous les produits crus qui reviennent de la beurrerie,

2. Ebouillanter le lait écrémé si les bêtes à cornes n’ont pas été essayées à la tuberculine et si l’on se sert d’une écrémeuse à bras.

3. Ne laisser les porcs suivre que les bêtes à cornes qui ont passé avec succès l'examen à la tuberculine.

4. Faire cuire parfaitement la viande, les déchets, les ordures ménagères avant de les donner.

En somme, il ne faut pas énormément de travail ni de frais pour empêcher la tuberculose de se répandre chez les porcs. Le producteur sera amplement rémunéré de ses peines et le consommateur aura une viande plus saine. Cette maladie cause des pertes financières énormes (94 pour 100 des animaux condamnés dans les salaisons sont tuberculeux). 11 est relativement facile de la prévenir. Il faut donc espérer que les producteurs s’efforceront autant que possible de limiter sa propagation.

Le jour n’est peut-être pas éloigné où les propriétaires de salaisons n’achèteront que sous réserve d’une inspection “post mortem”. L'éleveur intelligent et éclairé n'aura plus alors à souffrir de la négligence de son voisin qui, trop souvent, expédie au même marché, pour être dans le même wagon que lui, des pores atteints de la tubersulose. ;

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