BETES PUANTES OÙ MOUFFETTES
La pean de la bête puante est de plus en plus recherchée, depuis plusieurs années, à cause de la grande quantité que lon en fait tendre et qui entre dans la confection d’une marchandise de haut prix connue sous le nom de “Martre d’Alaska”. Comme question de fait,
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on ne peut fournir à la demande, Une peau de bête puante qui valait, il nv a pas bien longtemps encore, d'oiseaux, et des volailles, quand ils peuvent en avoir. 50e. à Toc., valait, en 1920, environ $3.00, et valait davantage l’année dernière.
IT fat ur temps où on avait de la répugnance à venir en contact avec cet animal à cause de odeur désagréable qu’il répand, tant en liberté qu’en captivité. Cependant, il est bien connu maintenant que cette mauvaise odeur. qui est le seul moyen de défense que la nature lui ait donné, n’est utilisée par cet animal que lorsqu'il est surpris ou qu’il a peur. En captivité, elles n’offrent pas d’inconvénient sous ce rapport, car elles apprennent vite qu’elles n’ont rien à craindre. On peut les approcher sans difficulté, et si on les prend solidement par la queue on peut les transporter à de longues distances sans inconvénient.
La valeur d’une peau de bête puante dépend principalement de ses dimensions et de la distribution des couleurs. Les acheteurs l’évaluent sur Pétendue de ses parties noires, pourvu toujours qu’elle soit de première qualité et en bon état de conservation. Pour la sélection il est done important de choisir les animaux de couleur noire autant que possible et d’éliminer ceux qui ont des taches blanches.
Le temps de Paccouplement est en février et au commencement de mars, et les jeunes naissent en avril ou en mai. Généralement une portée est de quatre à dix petits et quelquefois plus.
Les tentatives d'élevage domestique faites jusqu'ici n’ont pas toujours réussi. L’ignorance des habitudes de ces animaux et des soins à leur donner en est la cause, Dans certains cas on les aurait trop entassés
dans un espace restreint. On signale aussi le manque de capital pour donner à l’entreprise les proportions voulues. Bien qu’il ne soit guère possible de réaliser des profits dans Pélevage des bêtes puantes, en petit nombre, il est cependant prudent pour ceux qui mont pas encore d’expérience de faire des essais avec quelques couples seulement: deux douzaines de femelles et dix mâles, par exemple. On pourrait alors leur donner toute l'attention nécessaire et les étudier avee soin. sans négliger les autres travaux de la ferme.
Intérieur du parc de la Cascapedia Co., montrant un renard noir argenté et un visiteur américain.
Quand on aura réussi avec un petit nombre, on pourra facilement agrandir Penclos et augmenter le nombre
des animaux. On prétend que pour réussir il faut débuter avec un capital d’au moins K2,500. Un acre de terre fournira l’espace suffisant à 100 femelles et 25 mâles. L'enclos extérieur est en broche avec mailie n excédant pas un pouce et demi, afin d'empêcher les jeunes animaux de séchapper. Le treillis doit être relié en dedans sur une couple de pieds, à une certaine profondeur dans le sol et avoir ne hauteur de sept pieds avec courbe semblable vers ntérieur au sommet, tel que plus haut décrit en parlar du renard. Sion Paime mieux, on peut faire en ciment la clôture extérieure, ou la base de cette clôture. Il est bon de faire enter dans les limites de Penclos une source quelconque ou un petit r u, où le coin dun lac, mais d’ailleurs le sol doit être sablonneux ou sec et d’égouttement facile. Si les enclos sont trop petits, les animaux auront à souffrir des puces et autres insectes. [intérieur des enclos doit être divisé en compartiments, On se servira de clôtures de broches pour ces subdivisions, mais il n’est pas nécessaire qu’elles soient aussi élevées que celles de Penclos extérieur. Les grands compartiments sont destinés aux femelles et.les petits sont pour les mâles: on en réserve un autre pour les jeunes animaux après qu’ils ont appris à se suffire à eux-mêmes. Dans les compartiments de reproduction on pratique un certain nombre de petites tranchées recouvertes au sommet. Cela vaut mieux que les boîtes, le: barils et les abris avec plancher en bois. Ces excavations doivent être assez profondes pour protéger les animaux contre la gelée.
Les bêtes puantes exigent une nourriture abondante et à des heures réglées, composée de viande et de légumes. Élles mangent toutes sortes de viandes et de poissons, les restes de table, les baies sauvages, les fruits
he
mûrs, le blé-d’Inde vert. Ni lenclos se trouve dans le voisinage d’un abattoir ou d’une boucherie, on peut leur servir des déchets. Les vieux chevaux constituent aussi une excellente nourriture. On a prétendu que 300 bêtes puantes peuvent manger ? chevaux en une semaine, Ni la ferme n’est pas éloignée d’une grande ville ou cité, les hôteliers et les restaurateurs garderont volontiers, sur demande, les restes de table, le pain trop russis, etc. pourvu qu’on veuille bien les envoyer chercher régulièrement.
Les cultivateurs seraient heureux de se débarrasser de la même manière de certains débris d'animaux et autres déchets. Si on ne les nourrit pas bien, les bêtes - “antes dévorent leurs petits.
LES RATS MUSQUES
La demande du rat musqué va toujours croissante. Non-seulement on en fait des doublures de paletots ou de manteaux, mais +: "re, une fois teint, on en vend beaucoup comme ini::t.on de Electric Seal (Hudson).
L'élevage domestique des rats musqués ne présente guère de difficultés, et ils se multiplient rapidement. Ils font d'ordinaire leurs nids sur le bords des chenaux, dans les étangs poissonneux, qu’ils choisissent euxmêmes, venant des eaux environnantes. (Ce sont des places idéales qu’ils ne quittent pas, ils y demeurent plusieurs années de suite, même si on leur tend des pièges ou si on leur fait autrement la chasse pour s’en débarrasser. Les rats musqués n’ont pas peur de la civilisation; ils se trouvent bien dans les endroits habités pourvu qu’il y ait des rivières, des cours d’eau, des lacs, des étangs, des marais, ete. Avec de l’eau et de quoi manger, ils sont dans leur élément et dans certains étangs on en prend des centaines chaque année. Si ces eaux produisent naturellement leur nour-
subtile | stat se
riture, les rats se suffiront à eux-mêmes, à moins qu’ils soient assez nombreux pour tout consommer, Pour prévenir ce danger, on leur donne des rations de façon à assurer un approvisionnement constant d’année en année.
Les lacs et les eaux en général qui produisent en abondance le riz sauvage, le jonc et le lis sont les endroits par excellence où les rats musqués établissent leurs demeures; ils aiment la graine et la racine du riz sauvage, ainsi que la racine du jone et du lis dont ils se contentent quand la terre est gelée.
On devra cultiver les artichaux: les rats en sont friands, de même que la citrouille, dont la culture est si facile au pays. Un fait que ne doivent pas perdre de vue, non plus, ceux qui désireraient se livrer à Pélevage de cette bête à fourrure, c’est qu’elle n’a pas besoin d’enclos, si les lacs, étangs ou autres pièces d’eau produisent d’elles-mêmes la nourriture appropriée.
Si les plantes nécessaires ne poussent pas déjà, il faut semer du riz sauvage et planter des racines de jone et de lis dans les lieux choisis pour l'établissement d’une colonie. En effet, Péleveur prévoyant fera bien de s’assurer que ses sources d’alimentation soient en bonne voie, avant de se procurer des sujets reproducteurs, car autrement ces herbes seront dévorées avant qu’elles n’aient eu le temps de se développer.
I] y a des centaines d’endroits en cette province dont on pourrait faire d’excellents pares à rats, moyennant peu de travail. (Ce sont généralement les terrains bas et marécageux où l’eau n’est pas assez profonde pour être exclusée ou utilisée. Ces endroits auraient besoin d’être entourés d’une elôture de broche. Le meilleur moyen serait peut-être de placer la clôture à plusieurs verges de l’eau pour empêcher les animaux de se frayer
un passage en-dessous. Cette clôture devrait avoir einq pieds de hauteur, dont un dans le sol.
Le rat musqué diffère des autres animaux à fourrure, en ce que les femelles ont trois portées par saison. La première portée, celle du mois d'avril, donne généralement de six à neuf petits. On prétend qu’une femelle provenant de la première portée aura des petits ellemême durant cette première saison. Ceci explique la capture de jeunes rats que l’on fait tous les automnes.
On serait porté à croire, par conséquent, que ces animaux devraient augmenter en nombre très rapidement, mais il ne faut pas oublier, qu’à part le chasseur, ils ont un grand nombre d’ennemis: la moitié peut-être de ces animaux m’arrivert pas à maturité A part l’homme, les principaux ennemis des rats musqués sont les oiseaux de proie, comme les hiboux, les faucons, les butors, ete., mais surtout le hibou : celui-ci en effet est un oiseau nocturne, ce qui lui donne un avantage pour prendre ses victimes à lPimproviste. Le renard s’en nourrit aussi à l’occasion, de même que la loutre et Je vison. . Il est regrettable que lon détruise au piège autant de petits rats. Ce sont nécessairement des jeunes, car bien qu’ils profitent vite dès la première saison, 1! leur faut plusieurs années avant d'atteindre leur plein développement, cependant on les classe au premier rang dès la première saison. Les vieux animaux sont plus gros et leur fourrure est plus précieuse que celle des jeunes.