LE CASTOR ET LA LOUTRE
Bien que l’on ait pu déjà garder le castor et la loutre en captivité, sait dans les pares zoolagiques où comme comme animaux favoris, on n’a pour ainsi dire fait aucune tentative d’en faire lPélevage domestique sur une grande échelle. Cependant la valeur de la fourrure
de ces animaux va toujours en augmentant et le nombre en diminue dans certaines régions, ce qui fait qu'on commence à avoir lPidée d’en faire Pélevage en grand.
Cela demande une étendue de terrain considérable, Il faut, en effet, donner à da demeure du castor son entourage ordinaire, un terrain boisé où abondent les arbres dont il se nourrit, le peuplier, le bouleau, le saule et l’orme. Si on peut ajouter à cela un bassin déchargeant dans un ruisseau dont les eaux cou'#nt tranquillement sous une é,.isse forêt, l'installation sera idéale. Dans ces conditions, le castor grandira et se multipliera sans pius de soins et sans autre nourriture que celle qu’il se procurera lui-même.
La loutre et le castor s’accommodent bien lPun de VPautre, on peut conséquemment les mettre dans le même pare. Nécessairement il faudrait assurer leur nourriture et voir à ce que les eaux soient bien fournies de poissons et de grenouilles dont la loutre est friande.
Un bulletin de Washington donne les renseignements suivants sur l’élevage de la loutre. En supposant {es conditions d’élevage convenubles, il est facile d'élever et d’apprivoiser la loutre.
Les loutres sont enjouées, dociles et intelligentes : elles s’approchent à la voix de leur maître et lui montrent ainsi leur attachement. [eau est leur véritable élément, car elles sont plutôt aptes à nager qu’à marcher.
Les loutres à l'état sauvage se nourrissent surtout de poissons, de grenouilles, d’écrevisses et autres petits animaux aquatiques. Quand ceux-ci leur manquent, elles tuent des animaux à sang chaud.
Les jeunes sont élevées au lait et au blé-d’Inde moulu, avec un peu de poisson et de viande au fur et à mesure
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qu'ils grandissent. Pour élever les jeunes loutres en vue de la fourrure, il faut que l’éleveur puisse s’approvisionner facilement de poisson frais à un prix peu élevé.
Dans les pays du Nord, Paccouplement des loutres se fait en février et les petits naissent deux mois plus tard, A un an, ils sont à parfait développement. Les loutres qui ont été élevées en captivité donnent de un à cinq petits.
L’abri ou cabane, dont la dimension est de deux pieds de largeur par deux pieds de hauteur et six pieds de longueur, doit être construit bien étanche pour éviter les courants d'air. On doit pratiquer une ouverture au bout de Pun des côtés.
L’abri doit être construit de façon à pouvoir s’ouvrir facilement pour le désinfecter.
L’enclos doit avoir au moins douze pieds de hauteur par vingt pieds de longueur et contenir une source d’eau vive et pure de deux à trois pieds de profondeur. La clôture doit être faite en tôle galvanisée ou en fils de fer à mailles de deux pouces. Sa hauteur doit être dau moins trois pieds et demi plus élevée que le maximum de la profondeur de la neige. Cette clôture doit s’avancer dans le haut à un pied vers lintérieur, horizontalement, et dans le bas, à un pied et demi dans la terre.
ZABELINES
M. Vlademir Generosoff, assistant-commissaire agricole du gouvernement russe à St-Louis, Missouri, à donné à l’auteur l’information suivante:
“J] y a un an ou deux, on a essayé sans succès d’éle- “ver des martres zibelines (Sables), en Russie. Je “ crois que si on n’a pas réussi c’est qu’on ne connaissait
“ pas suffisamment les moeurs de ces animaux et ;:rce “ qu’on les tenait dans des enclos trop petits.”
SOINS A DONNER AUX MARTRES (Extrait du U. S. Bureau of Boliogical Survey)
Les prix élevés obtenus pour des peaux de martres, à la dernière vente publique de fourrures qui a eu lieu à Montréal, récemment, ont fait entrevoir la possibilité délever en captivité ces animaux plutôt carnassiers.
Des essais d'élevage de la martre et autres animaux à fourrure ont été faits par le gouvernement américain dans les Adirondacks et ailleurs, sous la direction du Dr Dearborn.
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Voici quelques détails se rapportant à l'élevage de cet animal:
Les martres, dit ce rapport, sont actives, robustr mais s’apprivoisent facilement.
Les martres, à l’état sauvage, se nourrissent suri de lièvres, d’écureuils, de souris, d'oiseaux et d’insectes ; mais, en captivité, elles s’accommodent volontiers de lait, de pain, de riz bouilli, de blé-d’Inde moulu, de déchets de table, de rebuts de boucheries, de compote de pruneaux, et de fruits cuits. Des os sur lesquels reste encore un peu de viande sont excellents pour leurs dents.
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D’une manière générale, les petits animaux doivent | être purgés de temps en temps, car leurs intestins recè- | lent souvent des parasites. On devra leur donner de Peau fraîche tous les jours et Pon prendra soin de leur | donner juste autant de nourriture que ce qu’elles en peuvent manger immédiatement, car trop ou trop peu | de nourriture leur est préjudiciable. On devra toujours prendre le soin de donner la nourriture aux femelles avec leurs petits, une ou deux fois par jour, suivant qu’elles én ont besoin,
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Les abris devront être placés de préférence dans un endroit où ils seront partiellement ombragés, de façon que les animaux puissent, au besoin, s’étendre au soleil. Chaque animal doit avoir son enclos et son abri. Toutefois, quand ces animaux sont habitués à la captivité et à leur enclos, on peut leur permettre de se réunir et de courir ensemble en laissant les portes des enclos ouvertes, excepté les mères q. i ont des petits. Ceci permettra au gardisn de constater les préférences des animaux les uns pour les autres, en vue de Paccouplement. Cependant, il y a toujours danger que lun d’eux, par instinct sauvage, tue Pun de ses camarades.
Par économie, et pour la commodité de lPentretien des martres, on doit construire ces enclos, simples ou doubles, mais par série. Ceux-ci doivent être bâtis sur un plancher et de la dimension suivante: huit pieds ‘le hauteur par six pieds de largeur et huit pieds de longueur. Le plancher devra être fait en pierre ou en ciment ou encore en toile métallique galvanisée, à mailles de 1% pouce, recouverte de trois à quatre pouces de sable ou de mâche-fer, mais jamais de terre argileuse. La clôture devra être faite en toile métallique galvanisée, à mailles d’un pouce, No 16, ou plus large. Il serait préférable de couvrir ces enclos pour protéger les animaux contre la neige et la pluie.
Une section d'arbre, placée dans chacun des enclos, répondra bien au besoin d'activité de ces animaux.
Les boîtes à nids devront être bâtis à lPépreuve de la pluie et placées pour qu’elles soient toujours à Pombre. Elles doivent être construites en deux compartiments ; l'entrée au nid donnant sur le premier compartiment devra être pratiquée à l’opposé de celle qui conduit au nid ou gîte, de façon que la lumière et les courants d’air ne pénètrent pas dans le nid. Les portes de Penclos devront
La litière restera en place si entrée du compartiment intérieur est proche du toit.
Les boîtes ou nids devront être mobiles pour qu’on puisse les enlever des abris et construits de façon à ce qu’on puisse les nettoyer. Les litières ne devront pas être faites avec des herbages qui peuvent détériorer la fourrure, comme des glouterons ou plantes épineuses, telles que bardanes et bale de grains.
Un mâle suffit à quatre ou six femelles. L’accouplement des martres se produit normalement en janvier ou février. On devra nettoyer le nid et refaire la litière pour chaque femelle, un peu avant la naissance des petits et alors ne touchez plus au nid tant que ces derniers n’en sortiront pas. Pendant toute cette période, évitez le bruit dans le voisinage de l’enclos. Dans le choix du troupeau, en vue de la reproduction, étudiez bien les dispositions du sujet, ainsi que sa taille et sa four-rure.
Les maladies sont plus faciles à éviter qu’à guérir. Une nourriture malpropre et en putréfaction causera des indigestions et la diarrhée. Les excréments sont un indice si animal est en santé ou malade: ils doivent être fermes mais pas trop secs. Les animaux malades doivent être isolés; ceux qui souffrent de rhumes ou de pneumonie devraient être placés dans un endroit chaud, sec et bien aéré.
Les désordres intestinaux seront combattus avec succès par un régime temporaire aux oeufs et au boeuf frais. Les blessures, si elles sont récemment faites. peuvent être soignées à la térébenthine, Les plaies devraient être lavées chaque jour avec de l’eau chaude et du savon de Castille, et traitées au peroxide d’hydrogène La poudre insecticide, placée dans le poil des animaux, chassera les puces qui sy trouvent.
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