OUTER COURT FOR PROTECTION FROM INTARUDERS
le plan général, applicable dans la majorité des cas, ne doit pas trop différer de celui que nous venons d'indiquer dans le diagramme ci-dessus. On représente sur ce plan un espace destiné à une grande cour extérieure, qui isole les petits enclos dans lesquels les renards sont réellement gardés. La cour extérieure indiquée dans la
gravure n’a que 40 pieds de largeur, mais on pourrait bien la faire plus large, car le but à atteindre n’est pas autant d'accroître la sécurité des enclos que d’empêcher les curieux ou les animaux errants d’effaroucher les renards, Comme ceux-ci sont susceptibles de s’exciter rien qu’à la vue de personnes ou d'animaux, même placés à distance, il est préférable que cette cour contienne, si c’est possible, des broussailles et des arbres, La cour extérieu” : est tenue sous clef, et les enclos intérieurs ne sont frequentés que par les visiteurs réguliers auxquels les renards finissent par s’habituer. Si l'emplacement est suffisamment tranquille la cour extérieure peut être étroite, et même dans certains cas on peut s’en dispenser complètement, sans danger, mais on ne saurait attacher trop d’importance aux moyens à prendre pour éloigner tout ce qui pourrait être une cause d’excitation pour les animaux. Souvent ces enclos peuvent être situés dans un pêturage clôturé lui-même. On peut employer d’autres moyens encore pour obtenir Pisolement, comme la disposition de haies ou la construction de clôtures en planches, à joints serrés, d’une hauteur d’à peu près six pieds et placées immédiatement à l'extérieur des clôtures de broches.
Il y a deux sortes d’enclos intérieurs; généralement on les fait pour l’accommodation d’un seul animal ou d’une paire d'animaux; mais on en fait aussi d’autres plus grands destinés à un plus grand nombre de renards à la fois. Chaque compartiment doit être pourvu de portes arrangées de manicre à pouvoir déplacer les animaux facilement. Si l’on commence avec une paire de renards seulement, deux petits compartiments suffiront. On pourr® eraduellement en ajouter d’autres à mesure que le b. . s’en fera sentir, tout en ne s’écartant pas d’un plan d'ensemble permettant d'opérer toujours avec
méthode. Les petits compartiments quivent avoir au moins 30 pieds carrés. Ceux indiqués dans le diagramme ont 30 pieds et les plus grands %5 pieds sur 40. Les passages donnant accès à tous les compartiment doivent avoir entre 4 et 6 pieds de largeur. I] Y aura dans chaque compartiment une cabane où un abri quelconque, car, bien que les renards se creusent nor: nt des gites eux-mêmes dans le sol, ils s’accoutument généralement avec aisance aux abris artificiels. Ces abris affectent ordinairement la forme et les dimensions des chenils, soit de 4 à 5 pieds carrés, sur 2 à 3 pieds de hauteur, avec une entrée de 6 pouces carrés. Une petite porte à pivot où à coulisse de 8 pouces carrés, donnant accès au gardien, peut être ménagée à Varricre de la cabane, mais cette ouverture est rarement rec'ise, et si elle n'existe pas, il n’y en a que moins doccasions de déranger la femelle au momei.t critique. Ces petits logements peuvent encore admettre d’autres formes, bien que toujours faits de façon à empêcher la lumière de pénétrer. On peut se servir de barils ou de boîtes auxquels sont attachés des co..duits d’une longueur d'à peu près deux pieds, avec un coude simple où double. Les abris ainsi construits ressem} ent assez aux gites que les renards se creusent eux-memes, mais il est douteux qu’ils leur soient préférables, On na pas à s'inquiéter de la litière pour ces boîtes, car les vieux renards en passent ou trouvent ce qu’il leur faut dans les rebuts de Penclos, (Voir page 18).
MOEURS ET ELEVAGE
Les renards atteignent leur maturité à l’âge d’un an et quelquefois avant, Ils mont des petits qu’une fois par année, et les mois de février et de mars sont les mois du rut, c’est-à-dire le temps propre à l’accouplement. La période de gestation est d’à peu près cin-
quante jours. J1 s’en suit que les petits naissent aux mois d’avril et de mai. Le nombre de la portée varie de deux à huit; la portée moyenne provenant d'animaux adultes est de cinq. A l’état sauvage les renards sont monogammes. Le mâle n’a qu’une compagne, au moins, il n’en a qu’une par saison, et, pendant que les petits profitent, il s’occupe volontiers de trouver la nourriture nécessaire. En captivité, cependant, on a quelquefois accouplé, avec succès, un mâle à deux et même trois femell.…. Dans certains cas, cela peut être désirable, si le succès de la ferme est déjà assuré, et ne présente pas d’inconvénient; mais dans les débuts, il est
préférable de manoeuvrer les animaux par paire seuiement, Il est aussi possible, ainsi qu’on l’a constaté, de laisser le. mâle et la femelle ensemble pendant toute l'année sans mauvais résultats, mais il vaut beaucoup
mieu, les tenir séparés, excepté, cela v5 de soi, durant la saison de l’'accouplement, On peut les accoupler en décembre où janvier et les séparer en mars où avril. On doit continuellement tenir les femelles dans les petits enclos et leur enlever les jeunes dès qu'ils sont sevrés. Les mâles ne sont pas querelleurs si on leur donne à manger régulièrement, si ce n’est dans la saison du rut ; ON peut par conséquent leur permettre de courir ensenible durant la plus grande partie de lPannée dans les grands enclos. Le but de ln séparation des sexes n’est pas, comme plusieurs le supposent, d'empêcher le mâle de tuer les petits, car, à moins qu'il ne souffre de Ja faim, il est plutôt d’un bon naturel, et on Pa vu franchir de hautes clôtures Pour procurer quelque chose à manger à sa progéniture, Mais sa présence nuit souvent à Ja femel'e pendant Ja gestation et peut donner lieu à Pavortement ; il lexcite mal à propos après la naissance des petits, et lui fait traiter Ceux-ci avec ue violence qu’ils ne peuvent endurer.
M. Frank-L. Tuplin, de lIle du Prince-Edouard, Se tient à la méthode suivante dans le maniement de ss animaux reproducteurs: — “Le mâle et les femelles doivent être mis ensemble aussitôt que possible en octobre, de manière à les familiariser davance. Cela peut en effet prendre des semaines pour habituer deux renards étrangers Pun à Pautre, à la vi: commune. Les choses peuvent se passer autrement, mais c’est la règle générale, Ils courent ensemble tout J’hiver et doivent être convenablement pourvus d’une nourriture variée : viande, poisson, etc. : mais pas de pommes de terre, ni de rats; il est bon de leur donner des croûtes de pain une fois par semaine, par exemple. Tous les jeunes reproducteurs doivent être bien nourris, mais non à satiété. La peau d’un renard gras, il est vrai, se vendra
‘oujours bien à Londres, mais si les femelles sont trop abondamment pourvues leurs chances avoir des petits sont moins grandes, et cest également mauvais pour les reproducteurs. Dans le mois de mars on éloigne le mâle, et je dois dire qu’il faut être plus prudent à cette époque qu’en tout autre temps. La période de gestation est à demi écoulée, et Pon ne doit pas exciter la femelle, ni Peffaroucher. Il arrive souvent des avortements à cette période à cause de la négligence ou de ignorance du gardien. Il fav‘ done voir à éloigner le mâle sans plus d’excitation qu’il ne faut. Le gardien doit inspirer à la femelle qui porte des petits une confiance incessante. Quand elle aperçoit qu’elle est pour mettre bas, la famelle commence à regarder son gardien avec plus de méfiance. Son instinct de renard Pavertit qu’il pourrait lui enlever ses petits comme 11 lui a enlevé son compagnon, et plus le temps approche, plus elle le surveille de près. Elle observe chacun des mouvements inaccoutumés du gardien, et celui-ci doit prendre une allure désintéressée, comme il nv faisait aucunement attention. En continuant à lui porter sa nourriture tous les jours, il apercevra un bon matin qu’elle ne vient pas au-devant de lui comme d'habitude, d’où 11 pourra conclure qu’elle vient de mettre bas. [ne faut pas oublier qu’on a affaire à un animal sauvage et non à un animal domestique, et qu'aucun visiteur ne saurait en conséquence être admis à ce moment. IT faut tout de même que le gardien continue ses visites tous les jours, car la femelle à besoin de manger et #il remplit bien sa tâche, il gagnera les bonnes grâces de la mere: et celle-ci le lui prouvera en emmenant un bon jour ses petits avec elle: autrement elle pourrait se croire attaquée et les éloignerait, de crainte que cet homme les lui
enlève, Peut-être ira-t-elle jusqu’à les cacher dans la Jusq
neise: et un grand nombre se perdent de cette manière.”
L-< renardeaux provenant des premières portées sont plus aptes à avoir des petits la saison suivante que ceux nés le portées subséquentes : mais ces premières portées sont souvent exposées à des pertes occasionnées par la gelé et le froid. Par premières portées, on entend celles du mois de mars. On rencontre moins de diffi-
cultes si les femelles ont leurs petits £ntre le 10 avril té Ÿ<
; 44 et ke 10 de mai. He
+ . Le * Li durée moyenne de la vie des renäräs est d'à peu | . Là pres douze ans, et ils rapportent jusqu’à Page de 10 ans +nviron,
A leur naissance des petits sont faibles et de la taille de tout jeunes chäts: mais si les choses se passent bien ils profitent rapidement, et à Pâge de six semaines ils commencent à sortir pour jouer en plein air, à laper un peu cle lait et à prendre de temps à autre de la nourriture solide. Mil leur est permis de le faire, ik têteront pensant près de six mois. Les jeunes femelles ont des petits la saison suivante, alors qu’elles n’ont pas encore tout-a-fait un an, mais la portée excède rarement deux
ou trois, RENARDS IMPROPRES A LA REPRODUCTION
La revue américaine For Breeding Association à publié les remarques suivantes qui peuvent être considérees mme une preuve que Pinsuccès de la reproduction lu renard est un mal assez répandu :
“\ous avons appris que plusieurs éleveurs de renards n'ont pas eu de renardeaux cette année, En cherchant les saiuses, on à constaté:
‘l—Excès de nourriture. Aucun animal trop abondatent nourri est bon reproducteur,
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“2.—Nourriture insuffisante. ('ertains éleveurs sont tombés dans lexcès contraire en essayant de tenir leurs renards plutôt maigres à l’époque de la reproduction, et que pour arriver à ce but, ils leur ont donné trop peu de la nourriture qu’il convenait à ce moment : car, alors, on doit leur donner un peu plus de viande que de légumes, mais en prenant soin d’en donner assez.
“3.—Des dérangements inusités empêcheront souvent les renards de se produire. On doit donc les prémunir contre les bruits venant de l’extérieur.
“4.—Des renards qui ne sont pas en santé où malades ne se reproduiront pas, évidemment, comme s'ils étaient en parfaite ea té.”
1 vos renards n’ont pas donné de petits, vous décou-
:rez que lPinsuccès est dû à quelques-unes des causes qui précèdent.
Les renards en captivité, comme à létat sauvage, accusent une individualité bien distincte. Les uns sont meilleurs reproducteurs, d’autres refusent absolument de s’accoupler ou encore ne donnent pas de petits même s'ils s’accouplent. Leur nature sauvage caractérise toutes leurs actions et on voit rarement un renard absolument apprivoisé. Ils sont constamment dans la crainte, et ce n’est qu'avec beaucoup de soins que les gardiens peuvent parvenir à inspirer quelque confiance. Cest probablement la raison principale pour laquelle ils ne rapportent pas à des périodes régulières. Cette crainte peut distraire la femelle des attentions de son compagnon et nuire même à la fécondation, ou bien encore jeter la bête dans un état d’excitation telle qu’elle s’inflige des blessures et donne prématurément naissance à sa portée. Mais, ce qui est pis encore, c’est que la mère après avoir eu des petits vigoureux, les maltraite
parfois au point de les faire mourir, en voulant les soustraire à des dangers imaginaires: peu après leur naissance, on la voit souvent transporter ses petits ei et là dans Penclos. Parfois elle creuse dans le sol et transporte les jeunes, un par un, de la boîte où ils sont chaudement, dans une cavité où ils seront exposés au froid. Elle les traîne de cette facon d’un trou à Pautre, sauf à les ramener de nouveau dans la boîte, et vovagera ainsi jusqu’à ce qu'enfin elle les ait tellement meurtris qu’ils en meurent.
Pour obvier à ces difficultés, il ne suffit pas de garder les renards dans un endroit retiré où éloigné des visiteurs. Car si Pon doit tenir les étrangers à Pécart, 11 men est pas moins vrai qu'un gardien doit visiter les petits tous les jours: il doit prendre tous les
movens de gagner leur affection. Ceci n’est pas facile
et dépend beaucoup des dispositions de la personne chargée de ce soin. Quelqu'” : qui ne prendrait pas un véritable intérêt à ce: ni naux, qui ne serait pas porté à Sv attacher et qui mettrait par conséquent plus de temps à comprendre leurs usages naurait pas grande chance de réussir. Une observation attentive et un certain sens dintuition met le gardier en état de connaître davance Phumeur des animaux, d'interpréter leurs actes aux moments critiques, et agir sans retarc ni violence, IT sait Si ont trop à manger, à quelle époque Is doivent être accouplés où séparés. Ilconnaît les diverses phases de Ta gestation, où quand une femelle doit rapporter, et dans quels cas les petits ont besoin de soins spéciaux, où encore quand 6n peut les abandonner exclusivement aux sollicitudes de la mère. Sous le prétexte de constater le nombre des jeunes, il n'ira pas non plus troubler la mère dont il saura au contraire épier les mouvements pour “assurer si les petits sont
en bonne voie. Le gardien fera encore également bien de ne pas varier Papparence ni la couleur de ses vêtements lorsqu'il visitera les animaux aux moments critiques.
A part ce qui se rattache à la propagation, l’élevage domestique des renards est une affaire bien simple, malgré qu’ils ne s’apprivoisent jamais, que dans des cas exceptionnels. Même les renards élevés en captivité, depuis plusieurs générations, restent sauvages, et, excepté quand ils sont très jeunes, ils manifestent de la méfiance pour les personnes. Cependant, la vie dans des enclos ne semble pas trop leur déplaire. Quand ils ne se sentent pas surveillés, ils jouent ensemble, ou reposent paisiblement au soleil. Ils ne craignent pas le froid; la neige fait leurs délices. Quand la transition du froid intense au dégel est trop brusque, il n’est pas prudent de les laisser coucher sur la neige, car cela pourrait endommager la fourrure. Ils font rarement de grands efforts pour s’échapper, excepté dans les premiers jours de leur captivité. (C’est ainsi qu’ils creuseront peut-être un pied tout près de la clôture si le fil pénètre dans le gazon. Ki celui-ci ne descend pas à l’intérieur du sol, mais est simplement replié 2? pieds en dedans, à la base, ils gratteront dans angle, mais leurs efforts pourront évidemment aboutir qu’à peu de chose, étant obligés de travailler à travers les mailles. Si lon place des pierres à la base du fil, ils ne feront aucune tentative, car il semble bien que l’idée de creuser un conduit audessous de ces pierres ne leur vient jamais. On ne signale aucun cas où ils aient pu s’échapper en creusant, mais il en est qui ont réussi à s'évader en grimpant. Le fil qui surplombe au dehors, au sommet, les empêche de franchir la clôture, mais que’quefois en hiver, un gros banc de neige leur permet d’arriver à une élévation
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