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d’où ils peuvent sauter au dehors de ln clôture. Dans plusieurs cas, ils sont retournés d’eux-mêmes dans lenclos, en grimpant üe nouveau, ou ont été repris au piège dans le voisinage. Le renard en liberté ne grimpe pas dans les arbres, mais en captivité il y monte volontiers et y reste souvent des heures, retiré, ramassé sur lui-même, dans les branches épaisses d’un sapin ou d’une épinette,
Bien qu'en général méfiants par nature, et enclins à regarder l’homme en ennemi, les renards en captivité s'accordent généralement entre eux. S’ils sont bien nourris, ils se battent rarement, ou leurs rixes alors n’ont pas de conséquences fâcheuses Dans certains cas deux renards, où même plus, ont pu se liguer contre un autre et le tuer ou lestropier gravement, mais ceci doit plutôt être attribué au fait qu’on ne les avait pas bien pourvus de nourriture, ou qu’on ne leur avait pas prêté l'attention voulue durant la saison du rut. Excepté quand ils sont jeunes, ils montrent les dents et cherchent à mordre le gardien sil essaye de les toucher avec la main. Aussi, doit-on les séparer ou les transférer d’un enclos à un autre en les conduisant à travers des barrières ou des issues ménagées à cette fin, ou encore en les introduisant dans des boîtes. Ainsi renfermés, on peut en toute sûreté les expédier par chemin de fer, même si le trajet à parcourir est de plusieurs jours.
On a cru pendant longtemps que le renard argenté était un pur caprice de la nature. Mais en observant une sélection judicieuse, -on constate qu’il se reproduit en foute ressemblance, en captivité, c’est pourquoi Pélevage qui en résulte constitue plutôt maintenant un art.
Par-ci par-là, on verra vendre à grand prix une pean de renard sauvage argenté; le cas est rare. Le vendeur, dont Panimal a été élevé en captivité, a beaucoup davantage sur le chasseur. Avant le contrôle absolu de son sujet, il Pengraisse où le nourrit d’après une méthode éprouvée. Quand Panimal est Cans son plus beau, avant que le poil ne commence à tomber ou à se détériorer, 11 le tue en observant toujours certaines règles et obtient une fourrure de parfaite qualité. Le chasseur, au contraire, s’estime heureux d'atteindre sa victime dès le mois d'octobre, ou aussi tard qu’au mois de mars, ou n’importe quand, à la première chance qw’il rencontre de mettre le rusé renard au bout de son fusil, de le prendre entre les dents d’un piège meurtrier, où de l’'attirer subrepticement vers le poison qu’il a semé pour le détruire; et alors la peau est avariée et la fourrure dans une condition imparfaite qui ne permet guère de réaliser plus de la moitié de s4 valeur.
Un éleveur d’expérience conseille de débuter avec autant de renards que possible, car plus le pare reproduit les conditions de Pétat sauvage, plus les chances de réussir sont grandes. Plus les sujets sont nombreux, plus ils sont satisfaits de leur captivité. On ne doit donc pas les séparer par des clôtures en planches. Si on leur permet de se voir, ils s’en montrent tout-à-fait contents.
La cour extérieure où la cour de protection devra avoir les dimensions suffisantes pour contenir les petits enclos dont on pourrait avoir besoin dans un délai déterminé. Chaque coupie de renards, où chaque renard mâle avec ses deux femelles — qui donneront les mêmes résultats que deux couples si on sait les manoeuvrer — doit ou doivent occuper un espace de 30 à 40 pieds.
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