L’'ANGLO-ARABE
En 1874, la nouvelle administration des haras adopta les vues de GAYOT. On alterna les accouplements de façon que la fille d’anglais fut livrée à l’arabe et la jument de celui-ci à l’angalis. Dans un arrêté ministériel de l’époque, n'était qualifié d’anglo-arabe que tout cheval comptant au moins un reproducteur pur sang arabe dans ses six ascendants. Les éleveurs durent se plier à cette règle sous peine de voir leurs animaux exclus de toute participation aux encouragements de l'Etat.
Longtemps l’anglo-arabe ainsi obtenu fut considéré comme un résultat très appréciable pour le service, mais dont on ne faisait aucun cas en tant que reproducteur. Toutefois, tette appréciation si défavorable finit par se modifier au fur et à mesure que les anglo-arabes affirmèrent leurs mérites et donnèrent des preuves de leur pouvoir héréditaire. Vers 1880, la répugnance des éleveurs à utiliser pour leurs juments les anglo-arabes fut vaincue par les résultats acquis, et le moment vint où l’on tenta loyalement et avec les meilleurs éléments l’accouplement entre eux des anglo-arabes les plus réussis ; à cette époque, ils étaient déjà en nombre suffisant. Ainsi pour lancer la production chevaline dans la voie qui semblait être celle du progrès, l’administration des haras n’hésita pas à abandonner son ancienne réglementation et à décider qu’à l’avenir serait qualifié anglo-