‹ L'Élevage du Cheval dans les Hautes-PyrénéesChapitre 20 sur 23 · ANSE · texte numérisé non relu

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du cheval dans cetté résion de Tarbes si propice à la production d’excellents animaux ? Certainement pas. Mais il convient que la grande majorité des cultivateurs qui ne savent ou ne peuvent apporter tous les soins qu’exige l’élevase du cheval recherché pour les compétitions hippiques, livrent leurs juments au baudet.

. La production, par quelques éleveurs avertis, de demi-sang anglo-arabes spécialisés pour les concours hippiques et‘pour les raids semble devoir être rémunératrice.

Il est de même intéressant de produire le pur sang anglo-arabe qui sera vendu à une écurie de courses et préparé pour la catégorie des trois ans.

Il faut surtout encourager et développer l'élevage, pratiqué depuis bientôt un siècle dans la région, du pur sang anglais. Les éleveurs de la plaine de Tarbes font naître d’excellents produits très recherchés par les propriétaires d’écuries qui les achètent au sevrage.

À la fin de la première moitié du siècle précédent, l'État, voulant encourager la production de « la race pure », fit don aux éleveurs de Tarbes de trois juments de pur sang anglais d’une grande valeur qui ont fait souche ; leur descendance survit encore. C’étaient Hornet par Partisan et Emma, Deer Chase par Venison ‘et Diversion, et Miss Annette, fille de Reveller et d’Ada par Nisher qui venait de remporter le Grand-Prix de Paris. |

M. FouL», ancien ministre sous l’Empire, peupla la plaine de l’Adour de poulinières anglaises réunissant les plus $rands san$s.

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À cette époque le dépôt de Tarbes comprenait un lot très remarquable d’étalons anglais, parmi lesquels il y a lieu de citer : Plane et son fils Sting, Skirmishes, Garry-Owen, Ethelwoolf, Womersley, Drummond, Fitz Gladiator.

Ces juments et ces étalons sont les ancêtres de ce magnifique lot de poulinières qui peuplent actuellement la région.

De nos jours, le Haras compte six étalons de pur sang anglais dont cinq font la monte à Tarbes.

Cor-de-Chasse, Â$é de treize ans et doyen du domaine, Quicko né en 1937, Almedo, Tourbillon, et enfin Shesterfeld.

Cor-de-Chasse, né à Vierzon en 1935, fils de Aethelstan et-Corniche-d’Or, courait dans la résion parisienne alors qu’il appartenait à l’écurie VOLTERRA. Il fit preuve, au cours de sa briève carrière, de beaucoup de régularité. Les sangs de Dollar et Galopin dominent chez lui. Depuis son achat par la commission des Haras, il fait la monte dans les Hautes-Pyrénées. Ses nombreux produits font partie des centres d'entraînement de la région parisienne. Parmi eux on distingue l’Impérial, né et élevé à Bernac-Debat, chez M. Arsène CANERIE, dont les gains à la fin de l’année 1948 dépassaient 4.000.000 de francs. Il fut vainqueur l’an passé aux premières journées de Longchamp dans le prix de la Bourse et le prix Adgar- Gillois.

Gaflatée, née en 1943, dont les gains atteignent 1.500.000 francs, a couru dans la course de haies de Pau, le prix Lilium à Auteuil et le prix PIANOS le 29 mai

à Saint-Cloud.

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Goube, vainqueur du prix de Condé, lauréat du prix de l’Espérance à Longchamp et second dans le Grand- Prix de Printemps à Saint-Cloud, remporté par le brillant Admiral Johne.

Monaco, dont les sains s'élèvent à 1.500.000 francs. Le Néthou, vainqueur du prix de Solon au Tremblay, des Grands-Prix de Dieppe et d'Amiens et du prix du Prince de Galles le 23 mai à Longchamp.

Serenata, Sans Malice, Sans Etoile, Soir Etoilé, de l'élevage de M. Jean GaARLIN, ont remporté 7.000.000 de francs de prix.

Vestale IV, né chez M. Louis MEDOUS à Laloubère, actuellement à l’écurie marseillaise de M. A. MOURQUE D'ALGUE, dont les gains s'élèvent à 1.700.000 francs.

L'autre étalon, Quicko, âgé de 11 ans, ne fait la monte à Tarbes que depuis 1940. Il ne s’est vu présenter au cours de ses deux premières années de monte que des poulinières de qualité plutôt inférieures à celles saillies pat Cor-de-Chasse. Les $énérations 1944-1945 sroupent ses meilleurs produits.

Désir, né en 1944 chez M. Prosper MATHIE, à Bernac-Debat, a remporté dix-sept victoires en province à 3 ans. Le 28 mars 1948 il partagea une victoire avec Ourida dans le prix de la Gloriette à Saint-Cloud. A la suite de ce succès, il fut vendu Outre-Manche.

Bir-Ackeim, né en 1944, accomplit toute sa carrière dans la résion parisienne, remporta de nombreuses victoires en 1947, notamment, sur l’hippodrome de La Fouilleuse, le prix de Seine-et-Oise.

Sans Toi, pouliche née en 1945 chez M. Jean GARLIN, enleva au Tremblay le prix Séraphine puis, à Maisons-

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