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évolutions de ces jeunes cavaliers n’attirent pas les foules comme les autres sports.
Afin de pallier à cet inconvénient, le chef d’escadron DES ROCHES DE CHASSAY propose d’organiser des concours hippiques avec pari mutuel urbain. On organiserait, à chaque journée, quatre ou cinq épreuves. Les chevaux seraient $sroupés par dix, feraient le parcours les uns après les autres. Il faudrait sonner immédiatement tout cheval qui n’aurait plus sa chance d’être $asnant ou placé, dans le but de gagner du temps et de ne pas ‘occuper l'attention du public sur un parcours qui n'aurait plus d'intérêt.
Cette organisation semblerait rentable et permettrait d'encourager l’élevage du demi-sang de concours. Mais un cheval sonné prendrait l’habitude de dérober chaque fois qu’il se trouverait devant le public.
Certaines personnes espéraient encore ces dernières années que l’élevage de notre cheval anglo-arabe tirerait profit de l’exportation. Cette race est une race essentiellement militaire. Jusqu’à notre époque, l’étranger nous achetait des reproducteurs pour améliorer ses races de cavalerie. Ces pays importateurs modernisent aussi de leur mieux leur armée. N'ayant plus besoin de chevaux d’armes, ils ne sont plus nos clients.
Il est préférable d'abandonner dans les Hautes- Pyrénées l’élevasge du demi-sang anglo-arabe qui ne répond plus à aucun besoin. C’est d’ailleurs ce que l’éleveur a compris. Il suffit de se rendre aux marchés de la résion pour constater l’évolution qui se produit. Les voitures des cultivateurs ne sont plus tirées par ces chevaux élégants, trottant allègrement, mais par des juments plus lourdes, plus épaisses. On fait, en effet du mulet
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avec la jument de montagne qui est une arabe, très érossie par les pâturages calcaires des hautes cimes. En plaine, les éleveurs ont acheté des juments bretonnes et on utilise même des juments de demi-sang.
On utilise pour la monte des baudets de la région ‘ et actuellement l’administration des Haras a mené quelques baudets du Poitou.
Le mulet des Pyrénées est moins grand, moins étoffé, moins fort, mais plus élégant, plus gracieux et plus rapide dans ses allures et d’un caractère moins têtu que celui du Poitou. C’est une bonne bête de somme et de trait, que l’on peut même monter et atteler au trot.
Le mulet se vend plus tôt, plus sûrement et plus cher que le cheval de demi-sané, car les débouchés ne manquent pas.
Les animaux de six mois sont recherchés par l’Espa- £gne où la petite et moyenne culture les utilisent pour la traction agricole.
Les régions viticoles du Midi de la France constituent un marché intéressant. <
Les remontes militaires continuent leurs achats.
L'automobile ne peut faire disparaître totalement l’animal de l’armée à quelque degré qu’elle soit tout terrain, car il est des terrains qui lui sont interdits et d’autres où elle n’avance que péniblement à des vitesses très faibles et au prix d’une usure considérable. Les dernières campagnes en Tunisie, en Italie, dans les Vosges ou en Forêt-Noire ont montré que le mulet était roi en montagne pour les transports, les ravitaillements et les évacuations.
Faut-il toutefois abandonner totalement l'élevage