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En hiver, les chevaux restent, la plupart du temps, à l'écurie ; ils sont nourris avec de la paille d’orge ou de la paille de blé, qu’on leur donne à volonté ; en outre, le matin, ils reçoivent de l’avoine ou de l’orge à raison de 2 kgs environ par tête. Quand ils travaillent, on leur donne le matin 3 kgs d’orge ou d’avoine, et, durant la journée, 2 à 4 kgs de foin; le soir, 2 kgs d'orge et de la pailie à volonté.
L’abreuvement se fait deux fois par jour, le matin et le soir. Le matin, on présente souvent l’eau tiède, sous forme de boisson alimentaire : A 8 litres d’eau environ, on ajoute 1 kg de farine de maïs.
Les juments sont une rareté dans les régions montagneuses ; on les trouve surtout dans les plaines.
La saillie des juments des particuliers se fait à partir du 1* mars. Les paysans propriétaires désireux de faire reproduire leurs juments sont obligés, d’après la Toi, de les amener à la station de monte voisine, pour qu’elles y soient couvertes par l’étalon de l'Etat. Le prix de la monte est de 100 levas, ce qui correspond à 20 fr.
Les juments fécondées sont utilisées pour les travaux ordinaires de la culture pendant les six premiers mois après la fécondation; ensuite, on les laisse au repos. Elles sont soignées de façon plus attentive, et sont logées dans des écuries isolées. Après la mise bas, si la jument n’est pas méchante, on laisse le poulain pendant la journée avec elle, et le soir on l’en sépare en le mettant dans un enclos construit dans la même écurie ; cette pratique se continue pendant une quinzaine de jours ; ensuite, la jument s’habitue à la com-
pagnie du poulain ; celui-ci devient plus fort ; on le laisse alors complètement, de jour et de nuit, avec sa mère.
Quant à l'alimentation, la jument, après l’accouchement est nourrie avec du bon foin et surtout avec des vesces ; on lui donne aussi de l’avoine mélangée avec du son, à da dose de 4 à 6 kgs par jour. La jument qui vient d’accoucher ne travaille pas pendant deux mois; puis elle est employée à des travaux légers.
Pour les poulains, au bout de quinze jours après la naissance, on commence à les habituer à manger ; on leur offre de la farine de maïs mélangée avec du son et de l’avoine. Si la jument n’a pas suffisamment de lait, le poulain reçoit 1 litre de lait de vache, bouilli et additionné de 15 à 20 gr. de lactose.
Les poulains têtent pendant 6 mois ; ensuite, on les sèvre sans précautions particulières. Après le sevrage ils sont «envoyés tous les matins au pâturage, le plus souvent mêlés aux veaux, sous la surveillance d’un gardien qui surveille le troupeau du village. Le soir, on vient les chercher à l’entrée de ce village. Les poulains mâles sont castrés à l’âge de deux ans. La castration se fait à l’'émasculateur. Le prix de cette opération s'élève à 80 levas, soit 16 fr. Les pouliches sont conservées dans le pays. On commence à les faire travailler à la culture à partir de l’âge de deux ans et demi ; à trois ans, elles sont livrées à l’étalon. Les poulains commencent à travailler au même âge que les pouliches. Les paysans les gardent pour les besoins de leur culture, ou les vendent aux marchands de chevaux.
Le cheval en Bulgarie est exploité surtout pour les
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travaux agricoles et concurremment avec les ânes et les mulets pour le transport dans les régions montagneuses.
En raison de sa résistance et de sa vitesse, le cheval bulgare rend de grands services au point de vue du travail.
La viande de cheval n’est pas consommée en Bulgarie. Aussi conserve-t-on le cheval le plus longtemps possible ; on le laisse mourir de sa propre mort. La peau, les os et la graisse sont vendus dans le commerce. La peau sert à la fabrication des « trzaraouli », chaussures ressemblant à des mocassins. Les os sont utilisés pour divers usages, notamment pour la fabrication de la colle de menuisier ; la graisse sert dans la savonnerie.