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CHAPITRE IV

Méthodes utilisées pour l’amélioration du cheval indigène Dispositions législatives Races étrangères introduites Etude du Haras Kabiuk - Résultats obtenus

A, — Dispositions législatives

Malgré sa résistance, malgré cet ensemble de qua- - lités physiologiques désignées sous le nom de « rusticité », l’ancien cheval bulgare ne donnait pas satisfaction aux besoins du pays ; il est, avant tout, d’un format trop réduit.

L'Etat, pour l’amélioration de l’espèce chevaline, décréta les mesures suivantes :

1° La loi sur les haras de 1892;

2° La loi complémentaire de la loi sur les haras de 1892 ;

3° La loi sur les remontes et les dépôts de chevaux de 1897 ;

4° La loi sur l’amélioration des produits agricoles de 1925.

Ces lois ont abouti à la création d’établissements d'élevage : haras et dépôts d’étalons, que nous avons déjà signalés.

B. — Races étrangères introduites

Afin de réaliser l'amélioration recherchée, on résolut d'utiliser le croisement, plutôt que la sélection dont les résultats sont lents et nécessairement limités.

On fit alors appel aux éléments étrangers suivants : a) Le pur-sang arabe (étalons et juments);

b) Le pur-sang et demi-sang anglais (étalons et juments) ;

c) L’anglo-arabe (étalons et juments) ;

d) L’anglo-normand (étalons et juments) ;

e) Le trotteur d’Orloff (étalons et juments);

f) L’ardennais et percheron (étalons et juments).

On adopta les directives de travail suivantes :

1° Multiplier les étalons de pur-sang arabe des hafas par des accouplements entre les sujets arabes qu’on n’avait pu acheter qu’en petit nombre, en raison de leur prix élevé.

2° Elever la taille et améliorer la conformation de la race locale par stades successifs, en croisant d’abord la jument du pays avec des étalons arabes, puis les pouliches obtenues, avec des étalons de pur-sang et de demi-sang anglais.

3° Essayer le croisement de l’anglo-arabe avec la jument du pays, et celui de l’anglo-normand avec cette même jument.

Les opérations précédentes visent uniquement la production du cheval d’armes.

4° Chercher à transformer, en vue de la culture, une

partie de l'effectif local par le croisement avec le trotteur d’Orloff, l’Ardennais et le Percheron afin d’obtenir des sujets plus lourds et plus puissants.

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