ACTE I, SCENB VII
LOUIS
Mais quelle idée! Qui vous a...
EDITH
Sil Je le sais, je le sais!
LOUIS, étonné, et qui sourit.
Vous le savez! Et comment le savez-vous, je vous prie?
EDITH, de sa faible voix.
Je l'ai demandé !
LOUIS
Demandé...
EDITH
Oui, et à des personnes qui ne peuvent pas se tromper ! Au colonel Issart, à monsieur Destirac...
LOUIS, stupéfait.
Quoi?
4Î L'ÉLévATIOM
EDITH
Et à d'autres I Louis, je vous affirme que Ton cherche des officiels distingués, intelligents pour 1«8 étâts-majors. Votre place est là.
LOUIS
Edith, c'est sérieux?... Vous avez demandé ces renseignements, ces précisions?
EDITH, gui *e méprend.
Je vous le jure.
LOUIS, l'attirant.
De votre voix qui a peur d'elle-même, de votre voix de Mélisande, voms les avez demandés à de vieux birbes décorés?... Vous avez eu cette audace, vous?
EDITH, bat.
Louis...
LOUIS, qai la tient contre lui.
Mais... mais!... Ma silencieuse!... Ma silencieuse Edith... voici donc un miracle?
EDITH, levant vers lui son regard.
Si tu meurs, je meurs.
Quelle histoire ! Je n'ai aucune intention de mourir!... Ne tremblez pas ainsi!... Ma jolie, vous vous suggestionnez!... Ecoutez : la Mobilisation n'entraîne pas la Guerre, et puis...
EDITH
Louis, si tu meurs, je meurs.
LOUIS, t'efforçAnt de sourire.
Encore !
EDITH
Oui, encore ! C'est la vérité, tu sais. S'il faut que je te perde, je me tuerai. Tu peux me croire ! Tu ne me crois pas, Louis ?
LOUIS^ lui caressant les cheveux.
Je crois que vous êtes, mon pauvre petit, troublée, si troublée, par ce grand bruit d'armes
EDITH, très bA$.
Tu es la seule chose de ma viel
LOUIS
Est-il possible... mon enfant, est-il possible que cet... que notre furtif amour vous possède au point qu'une séparation...
Je ne sais pas ! Tu es la seule chose de ma vie. Je n'ai que toi, Louis!
LOUIS
Pour ces heures rapides, pressées, pour ces quelques rendez-vous, le plus souvent remis? J'étais si occupé...