‹ L'élévation;Chapitre 17 sur 96 · ACTE I, SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Vil

LOUIS, réfléchi.

Petite, je ne vaux pas cela.

EDITH, sans le regarder et dans un murmure.

Mon chéri...

LOVlS.

Non, non! Je te parle en toute sincérité. Je ne vaux pas que Ton m'aime avec cet abandon et avec cette passion! Tu peux m'en croire.

EDITH, les yeux clos, fervente, et qui, de sa petite main, serre le poignet de Louîi.

Mon chéri.

LOUIS, aiiendvl.

Petite !

(Il l'attire. Un baiser. )

EDITH, avec un timide sourire.

Louis, tu vas accepter l'offre de ton oncle? (Et comme il hoche là tête.) Ta place cst auprès de lui 1 Toiil le monde t'approuvera. Tout le monde, tu ent<mds!

LOUIS

Edith, ma place est à mon régiment, parmi mes camarades du 17"«.

EDITH

Ohl.

LOUIS, gentiment.

Ma petite beauté, ne vous désolez pas de la sorte ! Je vais d'abord mener la vie de garnison. Peut-être, pendant des mois !... Et qui sait si...

''Edith a cru entendre que l'on venait. Elle a un sursaut; elle s'est arrachée à Louis.) Quoi?... (Il écoute.) Mais non !

EDITH

Louis, allez-vous en 1 Ici, j'ai trop peur ! C'est horrible.

LOUIS

Mais...

ÉDriH.

Mon mari peut rentrer d une minute à l'autre. Allez tout droit chez vous. Coûté que cuùte, je vous rejoindrai dans un quart d'heure !

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