ACTE I, SCKNE XI
A.NDRÉ.
Quand il te plaira de...
COURTIN
Crois-tu que je m'insurge? (il secoue la téfe nétfa-
tivement, puis :) Je ne puis m'empêcher de croire que Dieu destine à la France la grâce de la victoire. (S'inciinaint.) Dans ces conditions, tout est simple.
ANDRÉ
Me permettras-tu de répondre? Tu raisonnes mal de la guerre moderne. Moi, chirurgien, je te propose un exemple : la guerre russo-japonaise...
COURTIN, lui touchant le bras.
Regarde ta femme.
ANDRÉ, courant au fauteuil d'Edith.
Qu'est-ce qu'il y a? Ma petite Edith, qu'est-ce, qu'il y a?
COURTIN
Il y a qu'elle s'est trouvée maU
74 L'ÉLéVATlOî*
ANDRÉ
Il faut l'étendre par terre.
COURTIN
Non, sur la chaise-longue!... Ce n'est rien du tout! La coloration revient déjà. (Tandis qn'iu u
transportent:) Elle u'est pas sujette à...
Mais non!... J'avais remarqué son extrême pâleur... Pauvre petite!
(Ils l'ont placée sur U ehêise-longue.)
COURTIN, qu: tape dam îet màin$ d'Edith.
Allons, allons!... Elle a bien un flacon de sels?
ANDRÉ, te dirigeant veri U chambrt.
Oui, je crois...
COURTIN
Sinon, un peu d'éther! (André sort.) Allons!
(A deux mains il prend U iéle d'Edith et l'abaisse un peu.)
Hum... Jeune femme sensible... très sensible!