‹ L'élévation;Chapitre 50 sur 96 · SCENE V GERMAINE, MADAME GILQUIN · texte numérisé non relu

SCENE V GERMAINE, MADAME GILQUIN

MADAME GILQUIN

Quelles sont ces deux personnes? Elles m'ont tU'plu souverainement.

GERMAINE

L'une d'elles s'appelle madame Boutard. C'est une cousine d'Edith. Elle est assez gentille... et très simple.

MADAME GILQUIN

Elle n'est pas simple «'ans sa mise 1 Ces femmes qui portent des toilettes de quinze cents francs, qui nous infligent leurs jupes de petites filles, leurs chapeaux, leurs déguisements... à nous!

Une mode, une mode nouvelle, au dixième mois de la guerre, quand nos fils ou nos maris endurent ce que nous savons qu'ils endurent! Vous n'êtes pas re'voltée?

GERMAINE

Je comprends votre irritation, mais, d'autre part, si on laisse mourir le commerce de Paris...

MADAME GILQUIN

Bien, bien! Mettons que ces deux mannequins offrent un exemple sublime. Vous n'en demandez pas davantage?

GERMAINE, souriant.

Madame, je...

MADAME GILQUIN

Mais, comme je n'ai personne à ménager, mo., ]'ajoute que leur présence me faisait horreur! Là 1 Leur connaît-on des maris, des frères?

GERMAINE

Je sais que madame Boutard est la femme de..

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