SCÈNE IV
Le., Mûmes, MADAME GILQUIN, une femme d'ârjc mûr, dont l& mine n'est point fort aimable.
MADAME GILQUIN, à Blanche qui Vintrodait, et d'une voix un peu pincée.
Je reste cinq minutes, pas une de plus ! (Apercevant Germaine.) Ma chère petite ! Gomment allezvous ? Vous avez reçu des nouvelles ?
GERMAINE
Oui, ce matin. Et vous, madame ?
MADAME GILQUIN
Toujours rien.
!*?0 l'élévatiom
GERMAINE
Oh ! Je SUIS navrée... Cela fait maintenant '*...
MADAME GILQUIH
Seize jours. Nous avons vu pire I En Septembre, vingt-huit jours sans un mot.
Je me rappelle.
MADAME GILQUIN
Le vingt -neuvième, il est vrai, j'apprenais que mon pauvre petit avait été transporté à Thôpital de Nancy, avec deux balles dans la cuisse. Dieu merci, il est solide !...
(Un silence assez lourd. Madame Gilquin considère les deu.i élégantes sans visible sympathie.)
ODETTE. A demi-voix.
Écoute, il est trois heures et demie... moi, je m'en vais !
SABINE, même jeo.
Tu es assommante 1
ACIL II, SCàNt IV i 21
ODETTE
C'est toi ! Tu me fais toujours le même coup !...
SABINE
Bien, bien, allons-nous en ! (Ça été une petite discussion à voix si basse, qu'il a fallu en deviner le sens. Sabine et Odette se lèvent. Sabine à Germaine :) VoUS Seriez tOUt
à fait gentille, chère madame, de dire à Edith que nous l'avons attendue près de trois quarts d'heure.-,
GERMAINE
Je ne m'explique pas son retard!
SABINE
Et que nous avions des rendez-vous, des courses importantes...
ODETTE
Très importantes...
GERMAINE
Je lui ferai votre commission.
SABINE
Au revoir, chère madame. Très heureuse de
VOUS avoir revue. J'espère que vous aurez souvent des nouvelles.
GERMAINE
Merci. Au revoir, madame.
(Puis, les adieux d'Odette et de Germaine. Les élégantes passent, pour sortir, devant madame Gilquin. Fraîcheur. L'inclinaison de tête réduite au minimum.)