ACTE II, ScéNE X
Ensuite, s'il lui plaît de courir cette horribl«î aventure, bon voyage!,.. Mais mon silence nie ferait le complice même de sa perdition I... Je nie rendrais coupable d'une lâcheté', d'une félonie... C'est impossible!
MADAME CORDELIER, conviincae.
Tu as raison !
ANDRÉ
J'étais certain, maman, que vous m'approuveriez. Mais tout cela n'est pas commode... Pas commode! (Il a gagné la porte de son, cabinet; il disparaU un instant, revient portant un paquet soigneusement cacheté.)
Il faut que je lui restitue ses lettres. Je les ai placées sous ce pli, après en avoir vérifié l'écriture, et sans en lire une ligne, bien entendu. Douloureux.) Les voici telles que je les ai reçues des mains de mademoiselle Lucienne Francil!
(Il a posé le paquet sur U labié.) MADAME CORDELIER
Mon fils, tu as beaucoup souffert!
ANDRÉ, Oui, maman, beaucoup. (Elle lui a pris la main; il se
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penche sur sa mère, qui l'embrasse.^ A VOtre arrivée,
j'étais hors de moi. Elle avait refusé net de m'entendre, et elle me souffletait d'une telle accusation... celle d'avoir spéculé sur la mort du capitaine de Génois... sa mort à Tennemil
MADAME CORDELIER
C'est monstrueux!
ANDRÉ, qui a pris une chaise, qni s'susied.
J'ai réagi si violemment, qu'après, je me suis dit avec terreur : peut-être touchait-elle juste!
Oh!
ANDRÉ
Ah! un homme est un homme!... Mais non! .le viens de m'interroger jusqu'au fond de m9 conscience. J'ai parfois envisagé ce dénouement, oui, mais pour craindre que le coup ne brisât les pauvres épaules d'Édilh. Uniquement pour cela! Pas une seconde, sous aucune forme et sous aucun prétexte, je n'ai escompté, souhaité la mort 4e ce Français. Jamais. Je l'affirme.
MADAME CORDELIER
Mon grand filai