ACTE II, SCÈNE X
ANDRÉ, qai a consulté sa montre.
Croyez-vous qu'Edith persiste dars son projet... après cette révélation,,, ou qu'elle reste?
MADAME CORDELIEP.
Je ne crois pas qu'elle reste.
ANDRÉ, simplement
Ah!
(Une pAtt89.)
MADAME CORDELIER
Et toi?
Je ne sais pas. (Une pause.) Sil Le dégoût peut l'arrêter.
(Une ptiVLêe.)
MADAME CORDELIER
Elle te ferait bien de la peine en te quittant '
ANDRÉ
Non! Séparé d'elle, je serais moins malheureux qu'à présent. Beaucoup moins I C'est par honnêteté pure que je m'oppose à son départ'.
i66 l'élévation
MADAME CORDELIER
Tu ne l'aimes plus autant?
ANDRÉ
Je ne l'aime plus.
MADAME CORDELIûR.
Tu en es certain?
ANDRÉ
CertRin. Il ne me reste qu'une affreuse amertume qui durera autant que moi. (Une panse.) Oh ! oui, je me sens plus seul ici que si je vivais seul!... Edith n'est plus, par cette maison qu'une ombre du passiT-, un fantôme parmi des fantômes...
(Il eut allé à la, fenêtre.) La Voici !
MADAME CORDELIER
Je voudrais tant te revoir après votre entretien. Puis-je passer dans ton cabinet?
ANDRÉ
Certainement.
(Il lai en ouvre la porte.)