D1TH
Oui.
LOUIS
Comme elle est bonne !
EDITH
Elle a été exquise, elle m attendait...
LOUIS
Tu peux nous croire. Je ne sens plus ma blessure. 'Une pause.) Je t'aime, Edith.
EDITH
Mon adoré...
LOUIS
Tu es jolie !... Que tu es jolie 1
EDITH
Mon chéri...
LOUIS
Edith... tes lettres I... Tes lettres si belles!... Si belles !
EDITH
Et tes lettres ! (El'. ■ at assise prés du ht, elle tieni la m»in ûe Louis, l'appuie k ses livres, k .<a joue.) Tu as chaud !
ACTK III, SCP.SE II 491
Un peu de fièvre... La fièvre a toujours été mon amie... Elle me procure une exaltation assez agréable..,
EDITH
Tu as été très bien opéré?
LOUIS
Oui, par Berger... un camarade de collège I Quelle rencontre!...
EDITH
Il est content ! L'opération a parfaitement réussi !
LOUIS
Oui... il paraît. Mou petit cœur, mais vou avez maigri, maigri!...
EDITH
Mais non!
LOUIS
Levez-vous, une seconde!... Si, que je vous
i92 L'ÉLÉVATIO?»
\'oie!... Oh î je retrouve l'ombre de vous! Rien ne pouvait autant me chagriner!
EDITH
Quelle folie 1... Je me porte très bien! Mon chéri, je vous Tassure! J ai maigri, un peu. C'est assez naturel! Mais à présent, tu sais... oh! à présent!... Chaque minute m'embellira! Mon amant chéri, chéri, tu es blessé, déchiré, mais tu ne mets plus devant les canons, les fusils, devant tout ce qui brûle et tue, ta poitrine, ta tête, ton ventre, tes jambes... Que j'ai eu peur! que j'ai eu peur!... Ah! le bonheur de te toucher... je te touche... je possède la chaleur de ton corps... là, sous la chemise, c'est ton épaule... (Là voix, les yeux pleins de Urmes.) C'est bien toi? Je ne vais pas m'éveiller? Dis!... dis-moi, mon cher être chéri, c'est toi?
LOUIS, «v«c an pilé ionrirt
Oui, mon aimée, c'est moi... Raconte-moi, vite! Ton mari, quelle explication lui as-tu donnée?
EDITH
Je lui al lu ton télégramme...