‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 102 sur 108 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

EDITH, s' approchant, joignant les mains dans une imploration infinie.

Louis... non?

LOUIS

Edith, je vais mourir.

EDITH, an cri.

Oh I non !

LOUIS

Hélas...

EDITH

Non, non !... Je t'aime ! Ne meurs pas!... Mon Louis, ne meurs pas ! Aimons-nous !

(Elle s'est ahaliae près du lit.)

Ecoute... Ecoute-moi. Je m'en irai sans souffrir. Tout le bas a déjà cessé de vivre. On s'en va très, très doucement.

EDITH

Mais ce n'est pas vrai ! Tu ne vas pas mourir !

I, KLliVATION

C'est impossible!... tu le crois, parce que tu es faible... tout faible...

LOUIS

D'abord ma blessure ne paraissait pas dangereuse. Mais, ici, une hémorragie s'est produite... J'ai dit à Berger : « J'ai de graves dispositions à prendre. Parle-moi comme un homme à un homme. » Il a été très courageux... humain.

EDITH

Je l'ai toujours su. Hier, je le savais, en dépliant le télégramme. Je le savais, le jour où tu m'as quittée !

LOUIS

Mon Edith bien aimée, j'attends de toi un grand secours. Je me suis souvenu de quelque chose... quelque chose que tu as dit et qui m'angoisse horriblement I... Edith, jure-moi sur notre amour de ne pas me suivre dans la mort.

Quoi, tu m'imposerais de...

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