ACTE m, SCÈNE II
ce petit flacon dans ma main, comme la délivrance certaine...
(Elle le jette dans la cheminée où il se brise.) LOUIS.
Mets ta main sur mon front... Ta petite main si légère!... Répète mes paroles. Dis : « Je jure sur toi...
EDITH, à travers ses larmes.
Je jure sur toi, mon bien-aimé...
LOUIS
D'accepter la vie...
EDITH
D'accepter la vie...
LOUIS
Honnêtement, pleinement...
EDITH
Honnêtement, pleinement...
LOUIS
Comme le plus haut devoir ! »
EDITH
Comme le plus haut devoir.
(Un silence. Grelottante, brisée, elle s'est rassise sur la chaise misérable, près du lit.)
LOUIS
Edith, mon Edith, retourne à ton foyer.
EDITH
Oh!... Ne me laisseras-tu pas au moins la retraite et les larmes de celles qui ont tout perdu?
Retourne chez ton mari. Il t'a traitée avec noblesse.
EDITH
Mais le droit de pleurer!...
LOUIS
Sa douleur respectera ta douleur. Et ses pensées veilleront sur toi, mon enfant fragile. Rentre dans la maison d'André Gordelier.