‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 104 sur 108 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

ce petit flacon dans ma main, comme la délivrance certaine...

(Elle le jette dans la cheminée où il se brise.) LOUIS.

Mets ta main sur mon front... Ta petite main si légère!... Répète mes paroles. Dis : « Je jure sur toi...

EDITH, à travers ses larmes.

Je jure sur toi, mon bien-aimé...

LOUIS

D'accepter la vie...

EDITH

D'accepter la vie...

LOUIS

Honnêtement, pleinement...

EDITH

Honnêtement, pleinement...

LOUIS

Comme le plus haut devoir ! »

EDITH

Comme le plus haut devoir.

(Un silence. Grelottante, brisée, elle s'est rassise sur la chaise misérable, près du lit.)

LOUIS

Edith, mon Edith, retourne à ton foyer.

EDITH

Oh!... Ne me laisseras-tu pas au moins la retraite et les larmes de celles qui ont tout perdu?

Retourne chez ton mari. Il t'a traitée avec noblesse.

EDITH

Mais le droit de pleurer!...

LOUIS

Sa douleur respectera ta douleur. Et ses pensées veilleront sur toi, mon enfant fragile. Rentre dans la maison d'André Gordelier.

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