ACTE I, SCÈNE VI
LOUIS, avec tntrain, toujours.
Officier de réserve ! Oui, madame, je suis lieutenant.
Dans quelle arme ?
LOUIS
La cavalerie. 17™® hussards... Verdun.
MADAME CORDELIER. '
La cavalerie... Verdun. Voilà bien des émotions en perspective !
LOUIS
Gela m'amuse beaucoup.
MADAME CORDELIER
Cela vous amuse?
LOUIS
.le suis très content de faire la guerre. C'est une chose dont j'avais envie depuis longtemps ! Je suis fils et petit-fils et neveu de soldats. Et puis, la guerre, je crois que je ne suis rigoureu-
sèment bon qu'à cela. C'est très sérieux, madame !
MADAME CORDELIER
En tout cas, il convient d'admirer votre bonne humeur et votre sang-froid. Mais si ! (Vn silence.) Il faut absolument que je m'en aille ! C'est ennuyeux qu'André ne rentre pasl... J'avais aussi
un mot à lui dire... (Un silence. Se décidant :) Non, JC ne peux plus attendre. (Tout le monde se lève.) Au
revoir, monsieur. Je vous souhaite tout ce que l'on peut souhaiter à un soldat...
LOUIS, battant la inain de madame Cordelier.
Je vous suis très reconnaissant, madame.
MADAME CORDELIER, qui te dirige vert la porte, tuivie d'Edith.
Alors, je viens dîner demain dimanche, comme à l'ordinaire. Tu diras à André combien, un jour comme celui-ci, j'aurais...
(Elles sortent ensemble. Au bout de quelques secondes Edith reparaît.)