‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 14 sur 108 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

(Elle a consulté l'heure.) Oh! oui, j'ai d'importants rendez-vous, et tout un petit monde m'attend là-bas, qui doit être bien, bien ému ! (Un silence. A Edith :) MonsieuF de Génois voulait voir le docteur. . .

EDITH

Mais... mon mari n'est pas là !

LOUIS

C'est ce que me disait...

EDITH

11 est allé au Service de Santé Militaire.

LOUIS

Ah ! ah !

EDITH, qui se tourne vers niad&me Cordeîier.

Il doit rentrer à cinq heures !

LOUKS.

A cinq heures? Oserais-je vous demander alors la permission de l'attendre ?

EDITH, d'un Ion réservé.

Certainement, monsieur.

LOUIS, gaiement.

Le Professeur m'a promis de m'indiquer un< drogue qui peut remplacer, en campagne, le vin la viande... le sommeil, et... je ne sais plus... l* café, je crois. C'est précieux. Et comme je doiquitter Paris ce soir môme...

EDITH, n denti-v-)ix.

Ce soir...

MADAME CORDELIER

Vous êtes mobilisé le premier jour, monsieur?

LOUIS

Oui, madame, je rejoins demain. Et il faut, cette nuit, que je coure à Compiègne, prendri cantine, harnachements, uniformes qui sont assez sottement restés à la campagne.

MADAME CORDELIER

.j Vous êtes officier?

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