‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 30 sur 108 · ACTE 1, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE X

COURTIN

Fais tes adieux à Edith, embrasse-la... Il tient beaucoup à vous embrasser, Edith.

JACQUES

Oh ! papa.

COURTIN

Depuis ce matin, tu m'as dit trois fois : « A cinq heures, j'irai embrasser Edith. »

JACQUES

C'est vrai !... Vous voulez bien que je vous embrasse, Edith?

EDITH

Oui, Jacques.

(Elle était ansise à son bureau. Elle se lève.) JACQUES.

Ça ne m'est pas arrivé depuis le cours de danse... Vous vous rappelez, le cours de madame Bérard? Le boston?... Ah! pauvre boston!... (ils

s'embrassent. Lui tenant encore les mains : ) Edith, VOUS

nous écrirez, n'est-ce pas?

EDITH

Oui... Dieu vous garde !

COURTIN

Qu'ai-je entendu? t)ieu ! Ce nom dans cette maison! Ha! ha! compris!... Nous avons vu le monstrueux orage noircir, et voici qu'il court sur nous ! Alors bonsoir, l'esprit fort ! De notre oppression jaillit le cri raisonnable, le cri propice ! Dieu.

ANDRÉ, qui noarit.

Mon cher ami, cette déduction...

COURTIN

Oui ou non, au premier g^rondement, a-t-elle invoqué Dieu, celte fille d'athée, — femme d'athée, — athée? (Narqaois.j Et toi, Comment tolèrestu cet appel?

ANDRÉ, une nium juojrf» sur l'rpAule lie Jacquet.

Je ne me sens pas offensé. Il signifie que

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