‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 31 sur 108 · ACTE I, SGÈNE; X · texte numérisé non relu

ACTE I, SGÈNE; X

vœux les plus tendres ne cesseront de s'attacher à tes chers fils. Au revoir, Jacques. Ta déteirmination ne m'a pas surpris. C'est ce que nous appelons la réaction normale. Réaction normale d'un jeune cœur, tout plein de noblesse.

JACQUES

Oh ! monsieur...

ANDRÉ

Je te connais ! (L'embrassant sur les deux joues.) Voilà pour toi ! (Une aulre accolade.) Et Voilà pour Bob !

Votre vieil ami vous serre tous les deux dans ses bras.

JACQUES

Merci, monsieur. (Avec un regard circuUire.) Et surtout pas d'inquiétudes pour nous I Nous saurons nous débrouiller !

J'en suis convaincu.

JACQUES

Et un peu mieux que les boches, je vous en réponds !

ANDRE

Les boches?

JACQUES

Les Allemands!... Vous savez bien, c'est un vieux mot du lycée! Alboches, boches.

ANDRÉ

Ah !... les Boches... Très bien, les Boches ! Excellent !

JACQUES

Au revoir, papa. Alors, je prends la voiture?

COURTIN

A condition que...

JACQUES

Dans douze minutes vous la trouverez en bas.

COURTIN

Sept heures et demie le dîner !

JACQUES

Oh ! je rentrerai avant, papa.

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