ACTE I, SGÈNE; X
vœux les plus tendres ne cesseront de s'attacher à tes chers fils. Au revoir, Jacques. Ta déteirmination ne m'a pas surpris. C'est ce que nous appelons la réaction normale. Réaction normale d'un jeune cœur, tout plein de noblesse.
JACQUES
Oh ! monsieur...
ANDRÉ
Je te connais ! (L'embrassant sur les deux joues.) Voilà pour toi ! (Une aulre accolade.) Et Voilà pour Bob !
Votre vieil ami vous serre tous les deux dans ses bras.
JACQUES
Merci, monsieur. (Avec un regard circuUire.) Et surtout pas d'inquiétudes pour nous I Nous saurons nous débrouiller !
J'en suis convaincu.
JACQUES
Et un peu mieux que les boches, je vous en réponds !
ANDRE
Les boches?
JACQUES
Les Allemands!... Vous savez bien, c'est un vieux mot du lycée! Alboches, boches.
ANDRÉ
Ah !... les Boches... Très bien, les Boches ! Excellent !
JACQUES
Au revoir, papa. Alors, je prends la voiture?
COURTIN
A condition que...
JACQUES
Dans douze minutes vous la trouverez en bas.
COURTIN
Sept heures et demie le dîner !
JACQUES
Oh ! je rentrerai avant, papa.