‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 56 sur 108 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les Mêmes, MADAME GILQUIN, une femme d'âge mûr, dont la mine n'est point fort aimable.

MADAME GILQUIN, à Blanche qui l'introduit, et d'une voix un peu pincée.

Je reste cinq minutes, pas une de plus ! (Apercevant Germaine.) Ma chère petite 1 Gomment allezvous ? Vous avez reçu des nouvelles ?

GERMAINE

Oui, ce matin. Et vous, madame ?

MADAME GILQUIN

Toujours rien.

120 t'ÉLéVATION

GERMAINE

Oh ! Je suis navrée... Gela fait maintenant?...

MADAME GILQUIN

Seize jours. Nous avons vu pire ! En Septembre, vingt-huit jours sans un mot.

GERMAINE

Je me rappelle.

MADAME GILQUIN

Le vingt-neuvième, il est vrai, j'apprenais que mon pauvre petit avait été transporté à l'hôpital de Nancy, avec deux balles dans la cuisse. Dieu merci, il est solide !...

fUn silence assez lourd. Madame Gilquin considère les deux élégantes sans visible sympathie.)

ODETTE, .1 demi-voix.

Écoute, il est trois heures et demie... moi, ']<■ m'en vais !

SABINE, niême Jeu.

Tu es assommante !

Page 1