‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 64 sur 108 · ACTE II, SCÈNE VIIX 13S · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIIX 13S

ANDRÉ

Je viens de chez Gourtin.

EDITH

Comment est-il?

ANDRÉ

Le même, avec de pauvres yeux très rouges.

EDITH

Le malheureux homme !

ANDRÉ

Il m'a dit : « Dieu a été bon. Il me les a laissés plus longtemps que je ne l'espérais ! » Il m'a lu une lettre du colonel. Le petit Jacques a fini comme son frère, gaiement, superbement.

EDITH

Pourrai-je voir Gourtin?

ANDRÉ

Il vous attendra vers cinq heures.

EDITH

Très bien. Je partirai pour l'hôpital une demiheure plus tôt.

ANDRÉ

Avez-vous réfléchi à ce dont nous avons dit un mot hier soir?

EDITH, gentiment.

Oh!... Je vous en prie... Je viens de subir sur ce sujet les énergiques remontrances de madame Gilquin...

ANDRÉ

Je conçois que nos amis s'inquiètent, (ii lui a pris la main.) Vos mains sont brûlantes... Je suis convaincu que vous faites de la température, constamment.

EDITH

Je me sens un peu fatiguée depuis une dizaine de jours. Je vous assure que ce n'est rien ! Je suis très résistante.

Ma chère Edith, il est urgent que vous vous reposiez. J'ai vu ce matin votre chef de service

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