‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 65 sur 108 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

le docteur Lamerens, et, d'accord avec lui, je vous propose de prendre un congé d'un mois.

EDITH

D'interrompre complètement mon service?

ANDRÉ

Pendant un mois ! Passez un mois à la campagne. Vous louerez une villa et vous inviterez Germaine Ledru. Elle sera enchantée d'offrir le grand air à ses enfants.

EDITH

Vous vous trompez! Germaine a quitté Versailles et elle est venue loger chez sa mère, bien à l'étroit, pour recevoir un jour plus tôt les lettres de son mari !

ANDRÉ

Qu'elle habite rue de la Tour ou, par exemple,

à Saint-Cloud... (Et comme Edith secoue la tête :) Cette

question des lettres ne domine pas toutes les autres !

EDITH

Si ! (Elle l'a dit malgré elle. Unepaute. Une gêne.) Gcr-

maine refusera. Mais là n'est pas la question ! Ne m'enlevez pas mon hôpital et mon travail !

ANDRÉ

Je vous demande tout uniment...

EDITH

Si je m'arrôte, c'est alors que je tomberai malade ! Laissez-moi mon travail ! Laissez-moi le sentiment de ma petite utilité et du petit bien que je peux faire. J'en ai besoin!...

ANDRÉ

Calmez-vous, Edith ! Nous examinons ensemble... (Entre Blanche. Sur un petit plalenti, elle porte

un pli.) Qu'est-ce que c'est?

BLANCHE

Un télégramme, monsieur.

(Blanche a remis la dépêche au docteur. Elle est xortie.J ANDRÉ.

Mais... ceci est pour vous.

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