‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 97 sur 108 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

sur le parapet, je surveillais le travail, lorsque le bombardement a repris. Au tout premier obus, un 150, j'ai attrapé cet éclat!

EDITH

Oh!...

LOUIS

C'est dommage !

EDITH

Et on n'a pu te transporter à l'ambulance que le lendemain?

LOUIS

Et oui ! Impossible de passer.

EDITH, arec horreur.

Oh! mon chéri... Et après?

LOUIS

J'ai été embarqué pour Nœux-les-Mines, puis pour Arras... Et, de là, évacué sur Rennes...

(Il a fermé les yeux.)

EDITH

Je t'ennuie avec mes questions!... Pardon!

LOUIS, tendrement.

Ma petite fille !

EDITH

Ah! ce petit mot d'autrefois!... Tu n'es pas très bien couché!

LOUIS

Non, les oreillers ont glissé...

EDITH

Attends... (EUe arrange le lit.) Comme cela?

LOUIS

Oui... Vous êtes si douce, ma douceur... ma fraîcheur !

EDITH

Je ne pourrais pas te soigner, être ton infirmière; j'aurais trop d'émotion!... Si tu redormais un peu?

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