GUSTAVE, HORTENSE, BONFIL, CLARISSE
Esl-il possible ! quelle horreur!
Vouloir lui donner voire sœur !
Quel tour aJ^ominable !
De quoi suis-je coupable?
Voyez le chagrin qui m'accable ; Voyez, voyez couler nos pleurs ; Serez-vous donc impitoyable ?
Ah ! ne déchirez pas nos cœurs.
. ( Vendant îensemhle du morceau , Droguet cherche à parler ; ne jwuvant se faire entendre , // <>« se placer sur un baru: qui est à la porte du marchand de vin. Il a une tahle devant lui. Les autres personnages se langent en cercle à quelque distance de la table.')
DROGUET
QhcI tapage ! ils parlent tous ensemble ; et je n'ai pas de sonnette! je vous rappelle â l'ordre..,, sans sonneile ! n'embrouillons pas la question ! Gustave , vous avez la parole ! que me demandez-vous ?
GUSTAVE
La main de votre aimable fille , que j'aime, que j'adore!...
DROGUET
C'est ma sœur que je vous offrais , comme vous antidatez! je me doutais bien que nous n'avions pas élé droit au fait! Mon cher, je suis désespéré; la main dHortense est promise.... ainsi donc, la question préalable.. . vous pouvez épouser Clarisse ....
BONFIL.
Epouser celle qui depuis vingl ans m'est promise ! l'ai-je bien entendu !
DROGUET
Monsieur Bonfil, calmez-vous •'
BONFIL.
Amant outragé.... je suis calme ; percepteur , j'use de mes droits.
DROGUET
Que voulez «MOUS dire?
( 21 ) BONFIL.
Que je viens de m'aperccvoir que, d'après la dernière eslimatiou , vous vous eies Irop imposé....
DROGUET
Non, monsieur-...
\ ous étiez surtaxé 1 Non , monsieur. . . .