BO>FIL
DROGUET
BONFIL.
"Vous avez eu des non-valeurs !
DROGUET
Tout est en rapport... je ne me plains pas... mes contributions...
BOTSFIL.
Sont trop fortes... et elles doivent être diminuées de cent écus. -
DROGUET
Cent écus ! grand Dieu ! vous me renvoyez au petit collège. . .
Air : de Jadis et AujourcThul.
Je prétends payer centpistoles ; Il est de fait qu'un percepteur Doit, sans consulter ses contrôles, Toujours percevoir... sauf erreur!
J'irai, fidèle a ce système, J'irai prier et supplier ; Et s'il le faut , je paîrai mùme, Pour être forcé de payer.
CLARISSE
Quant à moi, mon frère, puisque votre cruauté m'y réduit, je dois en venir à une extrémité bien pénible, bien cruelle. .. je dois parler... et révéler un secret... je suis majeure !
DROGUET
Je le crois bien... cinquante ans! il y a dix ans que vous seriez Eligible. ..
CLARISSE
Mes biens sont sous votre nom, et...
BOKFIL.
Dressons un acte notarié. . .
DROGUET
Comment •' je ne serai pas même Electeur
GUSTAVE
Monsieur, voire refus me déchire l'âme... je ne puis êlrc témoin du bonheur de mon rival .... je pars. • . .
DR O GUET
Et mon éloquence?.-, il me prend par mon faible... écoutez !. . . écottez. . . je demande l'ordre du jour. . . j'adople vos propositions... à l'unanimité.-. [Il se /èi>e.) Dieu! quelle séance! et pas de verre d'eau sucrée! perdre en un instant, biens, impositions directes, éloquence... indiretîte... Ah! Patrie ! tu l'as échappé belle !...
CLARISSE
Ainsi , vous consentez?. .
Si ma nomination dépend de ce double hymen , je vous unirai ce soir... pour le bonheur de la France ; mais la plus grande discrétion 1... il faut jusque-là ménager le cher ^ernclle... mon compétiteur.