INTRODUCTION
Nous apportons au cours de ce travail une contribution au problème de l’élimination du brome de l’organisme humain.
L'importance de cet élément dans le traitement des maladies nerveuses est classique, sans que puisse être, dans l’état actuel de la science, fournie une explication satisfaisante de son mode d'action physiologique.
La présence constante du brome dans les organismes vivants, animaux ou végétaux, ayant été démontrée, et étant aujourd’hui admise sans discussion, ainsi d’ailleurs que son extrême diffusion dans le monde vivant, la question posée présentait un intérêt assez général en nous donnant l’occasion d’apporter une documentation expérimentale complémentaire à celle qui était connue avant nous.
Plusieurs auteurs ont abordé antérieurement le problème de l’élimination du brome en opérant sur des animaux (chiens, chats, lapins) et même chez l’homme. La question restait cependant mal connue lorsque nous avons commencé notre travail. Si quelques publications sur le même sujet ont déjà été présentées, elles apparaissent fragmentaires et ne nous semblent pas avoir en réalité résolu les problèmes que nous nous étions posés, c’est-à-dire :
1° Etablir le rythme d'élimination physiologique du brome et du chlore ainsi que le rapport de ces éléments dans les urines et dans les fèces.
2° Poursuivre l'élimination provoquée par l’ingestion de quantités de ces éléments de l’ordre de grandeur de celles qui interviennent dans la thérapeutique — jusqu’au retour de la bromurie normale physiologique.